Stratégie anti-sinusite

Publié le par lunemalo

La sinusite est un monstre impitoyable. Outre la douleur, parfois presque invalidante, elle s’accompagne, chez moi en tout cas, de divers troubles plus désagréables les uns que les autres. J’ai mis au point au fil du temps une stratégie, malheureusement pas universelle, mais qui m’aide à surmonter la crise plus rapidement et à la vivre moins douloureusement.
 
Tout d’abord, j’ai identifié la cause principale : le changement de pression atmosphérique. Autrement dit, lorsque le mercure grimpe ou descend, mes sinus se bloquent. Je vis donc le syndrome de l’altitude sans quitter le plancher des vaches. Ce phénomène étant impossible à maîtriser, reste à agir pour relâcher ma pression…
 
Cette hypersensibilité (qui peut me déclencher une crise pour la simple ascension d’une colline !) a fait son lit dans ce qu’un ORL réputé, consulté il y a des années pour une crise absolument dévastatrice (avec fièvre et impossibilité de sortir sans lunettes noires, en plein hiver), a appelé mon tempérament arthritique (ou arthritisme). Pour ré-sumer, ce tempérament ou diathèse se caractérise par une accumulation des déchets métaboliques, notamment au niveau des articulations, et s’accompagne d’un cortège de joyeusetés : atteintes diverses du squelette (rhumatismes, arthrose), maladies de peau (eczéma, psoriasis, herpès, peau sèche et réactive), réactions allergiques, hypersensibilité colique… Seule bonne nouvelle, les arthritiques font généralement de vieux os (même s’ils sont déformés) !
Bien qu’allopathe, ce médecin m’avait établi une ordonnance comprenant, évidemment, l’antibiotique destiné à juguler l’infection (à l’époque on ne faisait pas encore de pub sur le recours systématique et inutile aux antibiotiques…), mais également de l’iode et du magnésium. Je suis sortie de son cabinet déjà soulagée, non par l’effet placebo du médecin, mais par la magie de petits cornets qu’il avait utilisés (à ma grande angoisse) pour déboucher mécaniquement les sinus. Le déficit en magnésium est donc une piste intéressante à explorer (le mien est avéré depuis 20 ans).
 

 
La lutte contre la sinusite se fait sur plusieurs fronts (c’est le cas de le dire, pardon du mauvais jeu de mots) :
 
Action locale : lavages répétés, inhalations, applications d’une synergie d’huiles essentielles sur le(s) sinus concerné(s)
 
Action interne : prise de magnésium, traitement par la synergie d’huiles essentielles, élimination de certains groupes d’aliments (les fromages bleus sont soupçonnés de déclencher, chez les personnes prédisposées, des crises de ce type).
 
Prévention : traitement de fond par le soufre
 
 
ACTION LOCALE : PROTOCOLE
 
La sinusite fatigue énormément, notamment en réduisant la quantité d’oxygène utilisable (comme me l’avait expliqué un autre ORL auprès de qui je m’étonnais du quasi-épuisement que je ressens lors des crises), il faut donc libérer le nez de toute urgence.
L’ORL dont j’ai parlé plus haut avait lourdement insisté sur la nécessité de se laver le nez régulièrement, voire tous les jours en période hivernale, et notamment avant toute pulvérisation médicamenteuse (totalement inutile sur une muqueuse encombrée). Grâce à ce conseil tout simple, mes enfants n’ont jamais eu « la goutte au nez », et rarement de rhumes ayant dégénéré.
Pour mon usage personnel, après avoir dépensé des fortunes en sprays d’eau de mer plus ou moins enrichie en divers oligo-éléments ou en substances décon-gestionnantes pas forcément top, j’ai fabriqué un mélange simplissime mais très efficace. Il suffit de verser ½ à 1 ampoule de plasma marin (selon la sensibilité) dans un spray de récupération et d’y ajouter la même quantité d’eau de source. L’embout doit être nettoyé après chaque utilisation, et le spray vidé et désinfecté dès la fin de la crise. Cette solution ne se conserve pas au-delà de deux ou trois jours et ne doit pas être réutilisée d’une fois sur l’autre.
Pour le lavage, je n’ai jamais réussi à appliquer la technique consistant à faire entrer l’eau d’un côté pour la faire ressortir de l’autre… Je procède donc ainsi :
 
1. Mouchage soigneux.
2. Première instillation d’eau de mer dans les deux narines, la tête légèrement penchée en arrière pour bien irriguer l’arrière-nez.
3. Deuxième mouchage au bout d’une demi-minute. Attention, il faut y aller beaucoup plus doucement pour ne pas avoir mal aux tympans (le nez communique avec les trompes d’Eustache).
4. Nouvelle instillation d’eau de mer, à doser pour irriguer suffisamment le nez sans le transformer en robinet qui fuit.
 
Ce lavage complet est à répéter plusieurs fois dans la journée. Si l’on se mouche beaucoup et que l’entrée des narines s’irrite, appliquer régulièrement un peu de macérat de calendula ou de beurre de karité. J’ai utilisé très longtemps de l’Homéoplasmine®, que je trouvais mira-culeuse, et puis j’ai découvert le côté sombre de l’acide borique...
 
Il faut également faire plusieurs inhalations dans la journée, idéalement trois. Là encore, il suffit de verser de l’eau frémissante dans un inhalateur (ou à défaut un bol, on couvrira alors la tête avec une serviette), et d’y compter quelques gouttes d’Aromasol® (en pharmacie) ou d’huiles essentielles (eucalyptus radié, romarin 1,8 cinéole, sapin de Sibérie) ou simplement d’y jeter une poignée de feuilles d’eucalyptus, et de respirer les vapeurs pendant 3 à 5 minutes. Mon ORL, toujours lui, m’avait prescrit une formule de sa composition où entraient notamment du menthol, de l’essence de citron et de la teinture d’eucalyptus (si la formule précise vous intéresse, je peux l’envoyer par mail).
 
Si la sinusite est d’origine microbienne ou virale, on peut finir par une instillation de gouttes nasales au romarin : verser 10 ml d’huile végétale de noisette dans un flacon à compte-gouttes, et y diluer 3 gouttes de Romarin à cinéole.
 
Enfin, je prépare la synergie d’huiles essentielles recommandée dans 'Huiles essentielles chémotypées et leurs synergies' (Dr Zhiri - D. Baudoux) que j’applique trois fois par jour directement sur le sinus frontal gauche (c’est toujours celui qui me fait souffrir), sur la tempe et parfois sur le sinus maxillaire. Je mélange à parts égales les HE suivantes :
 
 

Niaouli (Melaleuca quinquinervia ct cinéole)

Ravensare aromatique (Cinnamomum camphora)

Tea tree (Melaleuca alternifolia)

Menthe poivrée (Mentha piperita)

 
 
dans un petit flacon roll-on (type brillant à lèvres), j’applique directement (mais avec précaution, pour ne pas faire couler d’huile dans l’œil !) la bille sur la zone concernée et je masse légèrement. La menthe procure une sensation de fraîcheur immédiate qui soulage et à moyen terme, on sent le sinus se débloquer. On peut répéter l’application jusqu’à six fois par jour.
 
ACTION INTERNE
 
Si le déficit magnésique est avéré, prendre la spécialité qui convient le mieux. Dans mon cas, le BIOMAG® est très efficace, plus facile à transporter que des ampoules (je ne prends pas de comprimés) et souvent mieux toléré au niveau digestif. Le magnésium marin peut également être un bon choix, mais plus en cures préventives régulières. Pendant la crise, inutile de se jeter sur les fruits secs, sinon pour se consoler…
Je n’ai pas noté de coïncidence entre la consommation de fromages bleus et les crises, mais une de mes amies s’est vue soulagée quasi-miraculeusement après avoir, sur le conseil de son médecin, totalement arrêté de manger ce type de fromages, il faut donc envisager cette possibilité si l’on aime beaucoup le bleu de Gex…
 
La synergie d’huiles essentielles à appliquer sur les sinus peut être prise par voie orale, à raison d’une goutte dans une cuiller de miel (ou sur un comprimé neutre) trois fois par jour. La menthe aide aussi à calmer les nausées parfois ressenties. Sinon, on peut prendre en homéopathie 3 granules d’HEPAR SULFURIS CALCAREUM en 7 CH, trois fois par jour jusqu’à amélioration, et des comprimés de SINUSPAX®.
Pour combattre un peu la fatigue ressentie et se rétablir plus vite, consommer au petit déjeuner un jus de fruit frais (idée et recettes princières chez venezia) et compléter par un comprimé de vitamine C impérativement naturelle (acérola), la seule réellement utilisable par l’organisme.
 
 
 
PRÉVENTION
 
Lorsqu’on est sujet à la sinusite (et surtout si les manifestations ORL s’accompagnent de fragilité des phanères, c’est-à-dire ongles et cheveux cassants, peau sensible se déshydratant facilement), cela cache souvent un déficit en soufre. L’idéal est alors de faire un traitement de fond deux fois par an, soit en prenant du soufre (en comprimés ou en ampoules) pendant plusieurs semaines, mais certaines personnes le supportent mal au niveau digestif (douleurs gastriques, notamment), soit en faisant des lavages pluri-quotidiens avec une spécialité soufrée. Là encore, j’ai utilisé pendant des années un médicament destiné au lavage de nez, avant de découvrir qu’il contenait du polysorbate 80 (qui, je crois, n’est pas indiqué dans la composition…). Pour plus d’informations sur cet additif, voir ici et . J’ai eu l’idée de fabriquer moi-même mon produit soufré en ajoutant une ampoule de soufre Oligosols® dans le mélange décrit plus haut. Je me suis d’abord assurée auprès de ma pharmacienne que cette spécialité pouvait être utilisée localement avant de tenter. Elle m’a rassurée sur ce point, et dit qu’elle trouvait même l’idée plutôt intéressante ! Je viens de soigner une nouvelle crise de cette façon, avec des résultats plutôt encourageants et sans désagrément local : pas de sensation de brûlure dans l’arrière-nez, pas de douleur gastrique.
 
 
Quelle que soit la forme de la sinusite, je n’en connais aucune qui ne soit au moins améliorée par des lavages méticuleux et quelques inhalations. Les huiles essentielles, utilisées assez tôt, permettent souvent d’éviter que l’infection ne s’installe et n’impose une antibiothérapie. Enfin, il est indispensable de savoir repérer les signes avant-coureurs et de mettre en place la « contre-attaque » aussi vite que possible, pour enrayer la sinusite avant qu’elle ne soit vraiment installée. Il faut de même traiter énergiquement les rhumes naissants, pour les empêcher de dégénérer.
 
Enfin, il faut se faire une raison et apprivoiser son terrain, à défaut de pouvoir se débarrasser définitivement de ces crises récurrentes, ou encore déménager (les crises s’espacent, voire disparaissent dans certaines régions)…
 

 
MISE EN GARDE
 
Les huiles essentielles, surtout en usage interne, doivent être réservées à l’adulte et aux enfants de plus de 6 ans (pour certaines d’entre elles, il convient même d’attendre que l’enfant ait au moins 10 ans).
L’auto-médication doit se faire avec la plus grande prudence, en raison du risque de réaction allergique et des contre-indications. Il convient donc de rechercher (et de croiser) des informations fiables avant toute prise orale ou application externe d’huile essentielle, et de pratiquer un test de sensibilité en appliquant une trace au pli du coude et derrière l’oreille.
Pour la prise interne, on recommande tra-ditionnellement de ne pas dépasser 1 goutte par 10 kg de poids et par jour (si l’on pèse 50 kg, par exemple, on prendra donc au maximum 5 gouttes par jour). Les posologies plus élevées sont à réserver à un thérapeute confirmé. 
Les indications données ici sont le fruit d’expériences personnelles, dont la répétabilité ne saurait être garantie pour d’autres individus, et ne constituent en aucun cas une ordonnance à suivre aveuglément. Le recours à des thérapies non-allopathiques ne doit jamais faire oublier que Nature n’est pas synonyme de sécurité absolue, et suppose d’effectuer des recherches personnelles, dans un esprit responsable.
Mal utilisées, les plantes et leurs dérivés peuvent être extrêmement dangereux ! Choisis et utilisés avec discernement, ils seront en revanche d’un grand secours, sans les effets secondaires tradi-tionnellement observés avec des thérapeutiques plus agressives. Prenez donc le temps de les apprivoiser…
 
 
  
 

Publié dans Le chaudron

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charlemarie 16/05/2009

Ravie de retrouver ici pas mal d'infos que j'avais découvertes un peu empiriquement...pour les lavages de nez,j'ai aheté un "lota" qui permet de faire circuler le liquide désiré d'une narine à l'autre sans aspirer directement,ce qui semble peu pratique!Il y a beaucoup à lire sur ce sujet sur internet,bonne chance..

bea 29/01/2010


bonjour, votre article m'a beaucoup interresse. je fai moi meme sinusite sur sinusite a chaque hiver. mon orl m'a operer il y a 2 ans, cela va beaucoup mieux au niveau du nez boucher, car meme
aujourd'hui en pleine crise, je respire tres bien!!!
je suis interresse par votre recette a base de gros sel et huiles essentielles, je me demandai comment conserver cette recette, et pendant combien de temps.
merci de votre reponse.
 je


FLEUR 23/01/2011



Bonjour, Je vous signale que depuis que je fais du sport (footing léger 20mn, 3X par semaine, commencé il y a 7 mois) et que je prends du soufre tous les matins (depuis 3 mois), je n'ai plus de
sinusite. Pourtant j'en ai été affreusement malade pendant 7 ans, tous les mois, mois et demi à peu près. Les oligoéléments me semblent une piste intéressante! Bon courage,



BLANCK 13/02/2011



Bonjour,


J'ai lu avec attention le contenu de votre article sur les sinusites . Je vous remercie pour vos conseils. Je veux simplement vous signaler que dans le mélange d'huiles essentielles qui agissent
en synergie (A.Zhiri et D.Baudoux), il s'agit du ravintsara (Cinnamomum camphora) et non du ravensare (Ravensara aromatica).


Bravo pour votre blog ! Il est très utile pour des personnes souffrant de sinusites...comme moi.


Christian


 



Fleurine 31/01/2013


bonjour,


bravo pour vos informations.