Faire feu de tout bois...

Publié le par lunemalo

J'ai déjà raconté l'adoption de Miss Brother ici, n'y revenons pas. Depuis, la belle électronique ronronne régulière-ment, avant de re-joindre des quartiers qui se préparent dou-cettement.

Je fais ma finaude comme ça, mais hors le point droit et le zigzag, je n'ai pas encore exploré toutes ses possibilités... À force de tournicoter, je finirai bien par prendre mon courage à deux mains et à faire quelques essais, à la nuit close de préférence, rapport à mon quant à soi qu'il faut bien que je préserve... On a de la dignité ou on n'en a pas.

Ce point étant clairement exposé, je reviens donc à mes moutons, qui en l'occurrence sont plutôt des choux. Enfin, un chou, puisqu'il est maintenant établi, de la façon la plus scientifique et la plus irréfutable qui soit, que ce crucifère (une famille mal aimée et pourtant si riche ! Maintenant on dit "brassicacées". Qu'importe.) abrite en son sein les petits êtres humains XY jusqu'à leur naissance. Après, c'est le tour des heureux parents de prendre le relais, et d'assurer vivre, couvert et taloches jusqu'à la majorité du rejeton (ou ce que mort de l'un ou l'autre des belligérants s'ensuive, c'est selon). Cela ne va pas sans mal, on s'en doute un peu : la chose dort beaucoup les premiers temps, certes, mais les quelques heures où ses yeux (et son bec, par une notable concomitance) sont ouverts s'étirent parfois à l'infini, par une étrange distorsion du continuum espace-temps.  À moins qu'il ne s'agisse d'une simple dilatation du temps. Je vous laisse vérifier et essayer de comprendre...)

Bref, aucun parent honnête ne me contredira.

Le point de l'alimentation mérite qu'on s'y arrête quelques instants... vu que la plupart des parents vont s'arracher les cheveux avec lui pendant, disons, une bonne décennie (sauf une poignée d'êtres touchés par une grâce suspecte, que j'ignore avec le plus grand mépris et une secrète envie...). Ne comptez pas sur moi pour les conseils diététiques, vu mes ratages personnels il est préférable que j'adopte une certaine humilité... La théorie n'étant pas le problème en l'occurrence, mais la capacité à la transformer en pratique quotidienne acceptée par la chair de sa chair. Je ne débattrai pas aujourd'hui de mon autorité maternelle si souvent foulée aux petons par mes enfants... No way.

Or donc, l'enfant ingurgite bien quelque chose. Et fidèle en cela à sa condition de petit d'homme, il ne le fait pas toujours avec une dignité parfaite. Laissons-lui le temps de potasser les manuels de savoir-vivre, il en est de très bien faits, et parons au plus pressé en attendant. La seule méthode fiable, et croyez-moi, j'en ai tâté, reste le bon vieux bavoir. La chose se décline à l'envi et au fil des années, du ravissant machin brodé dégoté dans une brocante et offert par la cousine Truc (la bouche en coeur : Toi qui aimes tellement le linge ancien...) à la gouttière plastique qui arrache les bouclettes au passage et transforme le chérubin en parfait baigneur de celluloïd (ce qu'on ne ferait pas pour ne pas ramasser la purée sur le carrelage, ça laisse pantois). Entre les deux, il reste une place pour des choses plus banales, de forme généralement géométrique, munies de liens pour serrer le kiki et facilement lavables... Si en plus ça peut être tant soit peu regardable, évidemment, c'est mieux.

Les grossesses et les naissances se font concurrence, ces derniers temps, ça tombe bien, j'ai besoin de m'entraîner. (Pas à faire des enfants, j'ai assez perpétué l'espèce comme ça, je parlais de couture. Je sais, je ne suis pas toujours facile à suivre...) Le dernier arrivé sur cette terre après 9 mois bien tassés à se laisser bercer deci-delà est un adorable bout de chou (voir plus haut l'explication) qui a inspiré une joyeuse bande de comploteuses (on peut voir une bien jolie réalisation en duo chez Hélène), oeuvrant en secret à l'ombre du ventre de la maman. Pour ma part, j'ai donc fait... des bavoirs, OK, c'était facile à trouver, mais aussi une espèce de truc improbable destiné à protéger nonchalamment l'épaule du préposé au biberon (ou autre vecteur de lait, c'est au choix). Je remercie au passage l'inspiratrice de ce protège-épaule, Stéphanie, toute jeune maman qui trouve pourtant le temps (dilatation einsteinienne, là, c'est archi-sûr !) de coudre, visser, peindre, prendre des photos et expliquer le tout avec une vitalité confondante et surtout une habileté et une générosité étonnantes.

Bilan des courses... un peu de vichy lavande, de l'éponge de bambou, du croquet ancien exhumé de la boîte à trésors, de petites roses bleues et de la nacre (pour un garçon ? Oui !) et une petite libellule posée au pochoir sur une boîte en bois, pour faire s'envoler tout ça vers son destinataire :

 En cours...

Bavoir et couvre-épaules...

Détail...

Arthur jouant les modèles...

 

L'habillage éphémère de la boîte a été fait avec un joli tissu envoyé par Kinoui, ma complice, qui a réalisé de son côté d'adorables choses en y incluant des chutes des miens... et qu'elle nous montrera peut-être ?

 

* Bavoir vichy patron maison, protège-épaules inspiré par la maman de la belette, bavoir rond Intemporels pour bébé avec boutonnage inversé

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stef 06/03/2008 10:16

J'arrive après avoir vu que tu étais connectée sur mon blog du coup je continue ma visite tiens ici aussi l'ours fait le mannequin

Rouge Nahsam 20/07/2007 22:47

Et bientôt, un bÔ bavoir en Liberty ?

anatole 09/07/2007 17:21

Bonjour,j'ai découvert ton site en cherchant des personnes ayant réalisé des ptits trucs à partir du livre Intemporels pour BB!Je te propose à ce titre de participer à un site que je viens de créer, qui recense plein d'oeuvre faites à partir du livre. Tu trouveras plus d'infos sur le site: http://anatole.petitstrucs.comJ'espère que ça va te plaire!

anatole 03/07/2007 19:05

si tu aimes les intemporels, tu peux aller faire un tour ici:: http://anatole.petitstrucs.com/ ca devrait te plaire, enfin j'espère!!

venezia 26/06/2007 09:04

l'ours au bavoir me ravit…