Brimborions et autres présents

Mercredi 9 janvier 2008

Joli cadeau de fin d’année, être « rescapée » par  une couturière qui manie aussi joliment la toile que les mots !  

 

À défaut de résolutions, je propose donc un petit « brimborion » maison aux trois courageux qui laisseront un commentaire sur ce billet. 

 

Petit mode d’emploi : 

 

1. Les participant(e)s doivent posséder un blog 

 

2. Les 3 premières personnes à laisser un commentaire recevront un brimborion maison (je vous laisse chercher la définition…)  

 

3. Ces brimborions parviendront à leur destinataire au cours des 366 jours de l'année 

 

4. Seule condition : s’engager à Pay It Forward, donc à assurer le relais en faisant la même promesse sur son blog.  

 

Et enfin, la règle veut que chaque personne ne s’inscrive pas plus de trois fois…  

 

 

 

 Lundi 14 : le temps a filé, je suis un peu noyée sous un projet... mais je ne vous ai pas oubliées : j'attends donc vos coordonnées par mail... Je vous envoie dès que possible un mini-questionnaire...

 

 

 

 

 

 

Par lunemalo - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Lundi 19 novembre 2007

Ça a recommencé plus fort et plus tôt cette année. Le spécialiste vu avant l’été lui avait bien expliqué que ça n’allait pas s’arranger, que l’humidité n’était pas indiquée, que cette ville n’était pas for-cément le lieu où ils auraient dû venir s’ins-taller. Et puis, elle le savait aussi, les nerfs un peu trop tendus, les grands et petits coups répétés depuis décem-bre dernier avaient fini par porter. Exemple parfait du corps qui traduit les tourments enfouis.

 Elle qui était déjà si frileuse avait recommencé à frissonner, à s’emmitoufler dans des couches superposées pour chercher dans la laine et le coton un peu de cette chaleur qui la fuyait. Mais les mains, c’était plus difficile de les protéger… allez taper sur un clavier une bonne partie de la journée les doigts gantés ! Et quand elle descendait, qu’elle quittait l’atmosphère douce de son bureau pour le rez-de-chaussée plus frais, en moins de cinq minutes ses doigts blanchissaient et une « insensibilité douloureuse » les gagnait. Parfois, cela envahissait toutes les phalanges, jusqu’à la paume, doigts morts d’où le sang avait totalement reflué. Étrange marée. Ces derniers jours, c’était pire car de minuscules engelures avaient fait leur apparition, piquetant ses doigts de points sensibles qui compliquaient singulièrement les plus simples des mouvements. Elle avait ressorti l’huile de calophylle, passé outre l’odeur trop présente et massé ses doigts en attendant de refaire sa potion magique de l’année dernière.

Et puis ce matin, un petit colis est arrivé. Pour une fois, le facteur était souriant, ce n’est pas si souvent, en lui tendant le petit cadeau. Il ne croyait pas si bien dire. Dès qu’elle avait vu le nom sur l’étiquette, elle avait compris et elle savait déjà qu’elle allait l’aimer, ce présent du lundi. Elle n’a pas été déçue. La première fois non plus, elle ne l’avait pas été, quand elle avait déballé des savons merveilleux et la crème miraculeuse que Michèle avait créée après un billet qu’elle avait posté. Cette fois encore, un arôme incroyable est monté quand la boîte a révélé ses secrets. De nouveaux savons divinement parfumés, beaux à regarder, dont les ingrédients faisaient rêver. Rêver à ce continent lointain dont Michèle vient, même si elle vit à quelques dizaines de kilomètres seulement, rêver à ces mains qui inventent, testent et créent, à cette générosité. Et puis elle avait continué à déballer, et elle avait été encore plus touchée. Michèle avait imaginé, rien que pour elle, une crème digne d’une reine d’Égypte, à l’onctueuse blancheur, dont le nom faisait lui aussi rêver. Jasmin sambac, ça a une autre allure, il faut bien l’avouer, que les noms codés des marques qui vendent au prix fort et sans hésiter leurs cosmétiques dernier cri bourrés de cochonneries. Et puis glissé au fond de la boîte, délicieuse malice, un petit pot de « crème au café » gourmande à souhait. Enfin, il était là aussi, SON soin de la Lune, le sauveur de ses mains, un gros tube pour passer l’hiver et un tout petit pour la poche ou le sac à main. Délicate attention…

 Ce soir, elle a toujours froid aux mains, mais aujourd’hui, pour la première fois depuis quelques semaines, ses doigts sont restés roses, elle n’a pas soufflé dessus pour essayer, bien inutilement d’ailleurs, d’y faire revenir un peu de vie, et leur peau est douce comme celle d’un bébé. Alors encore une fois, elle a juste envie de dire merci… Et elle rêve déjà à ce moment privilégié où elle découvrira, grâce à Michèle, la magie du savonnier.  

 

 

 

 

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Samedi 6 octobre 2007
C’était un bébé sur-prise, comme dit sa maman. Un petit trapé-ziste arrivé là en cati-mini, ayant saisi, peut-être, une secon-de d’hypovigilance ? Le premier moment de surprise passé, l’attente avait commencé. Suivie de près mais en secret par des marraines inspirées, oeuvrant pour lui chacune de leur côté tandis qu’il peaufinait jusqu’au dernier moment une bouille ronde à faire craquer.
 
Chemin faisant, Aurélie et sa complice Poppyrose, encouragées par le succès de la première ronde qu’elles avaient imaginée, avaient décidé d’en organiser une deuxième. Cette fois, ce serait Archibald. Oser s’inscrire, alors qu’on débute tout juste dans une couture plus élaborée qu’un simple ourlet ou une reprise ? Côtoyer des participantes virtuoses de l’aiguille, plus douées et imaginatives les unes que les autres ? Petit défi personnel, occasion faisant le larron, il n’en fallait pas plus pour se lancer. Attendre le tissu commandé de l’autre côté de la Manche, adapter le patron trop grand pour le printemps prochain, tracer, couper, assembler. Piquer avec le cœur qui bat un peu plus vite, un œil rivé sur l’aiguille, l’autre sur le fil de bâti, et voir naître peu à peu le vêtement imaginé. Puis faire les finitions à la main, les ourlets, la minuscule bride plus délicate qu’une boutonnière. Laver soigneusement la tunique au savon de Marseille, la repasser enfin, longuement, jusqu’à ce que le tissu retrouve sa douceur d’origine, autant de petits gestes accumulés pour mettre un point final à cette première vraie aventure de couture.
 
La date arrêtée était encore lointaine, l’été et les premières semaines de la rentrée ayant le temps de s’écouler avant que n’arrive le moment fatidique. Hasard ou pas, la ronde devait se terminer le 25 et le petit garçon était attendu pour le 19. Le 19 septembre à 19 heures et quelques minutes, il a fait son entrée dans le monde, puisque c’est ce qu’on attendait de lui.
 
Il a dix-sept jours aujourd’hui, et j’ai eu grand plaisir à coudre pour lui une petite tunique semée de poissons malicieux, clin d’œil à l’aquariophilie de sa maman…
 
 
 
 
 
 
Pendant que je choisissais un fil bleu ancien pour broder la bride, la célèbre tra-dition victorienne du « Something old, something new… » m’est revenue en mémoire, avec des accents de nursery rhyme
 
Du fil ancien
Un tissu bleu
Un savoir-faire « emprunté »
Pour un bébé tout neuf
 
  
 
 
 
 
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Lundi 25 juin 2007

J'ai déjà raconté l'adoption de Miss Brother ici, n'y revenons pas. Depuis, la belle électronique ronronne régulière-ment, avant de re-joindre des quartiers qui se préparent dou-cettement.

Je fais ma finaude comme ça, mais hors le point droit et le zigzag, je n'ai pas encore exploré toutes ses possibilités... À force de tournicoter, je finirai bien par prendre mon courage à deux mains et à faire quelques essais, à la nuit close de préférence, rapport à mon quant à soi qu'il faut bien que je préserve... On a de la dignité ou on n'en a pas.

Ce point étant clairement exposé, je reviens donc à mes moutons, qui en l'occurrence sont plutôt des choux. Enfin, un chou, puisqu'il est maintenant établi, de la façon la plus scientifique et la plus irréfutable qui soit, que ce crucifère (une famille mal aimée et pourtant si riche ! Maintenant on dit "brassicacées". Qu'importe.) abrite en son sein les petits êtres humains XY jusqu'à leur naissance. Après, c'est le tour des heureux parents de prendre le relais, et d'assurer vivre, couvert et taloches jusqu'à la majorité du rejeton (ou ce que mort de l'un ou l'autre des belligérants s'ensuive, c'est selon). Cela ne va pas sans mal, on s'en doute un peu : la chose dort beaucoup les premiers temps, certes, mais les quelques heures où ses yeux (et son bec, par une notable concomitance) sont ouverts s'étirent parfois à l'infini, par une étrange distorsion du continuum espace-temps.  À moins qu'il ne s'agisse d'une simple dilatation du temps. Je vous laisse vérifier et essayer de comprendre...)

Bref, aucun parent honnête ne me contredira.

Le point de l'alimentation mérite qu'on s'y arrête quelques instants... vu que la plupart des parents vont s'arracher les cheveux avec lui pendant, disons, une bonne décennie (sauf une poignée d'êtres touchés par une grâce suspecte, que j'ignore avec le plus grand mépris et une secrète envie...). Ne comptez pas sur moi pour les conseils diététiques, vu mes ratages personnels il est préférable que j'adopte une certaine humilité... La théorie n'étant pas le problème en l'occurrence, mais la capacité à la transformer en pratique quotidienne acceptée par la chair de sa chair. Je ne débattrai pas aujourd'hui de mon autorité maternelle si souvent foulée aux petons par mes enfants... No way.

Or donc, l'enfant ingurgite bien quelque chose. Et fidèle en cela à sa condition de petit d'homme, il ne le fait pas toujours avec une dignité parfaite. Laissons-lui le temps de potasser les manuels de savoir-vivre, il en est de très bien faits, et parons au plus pressé en attendant. La seule méthode fiable, et croyez-moi, j'en ai tâté, reste le bon vieux bavoir. La chose se décline à l'envi et au fil des années, du ravissant machin brodé dégoté dans une brocante et offert par la cousine Truc (la bouche en coeur : Toi qui aimes tellement le linge ancien...) à la gouttière plastique qui arrache les bouclettes au passage et transforme le chérubin en parfait baigneur de celluloïd (ce qu'on ne ferait pas pour ne pas ramasser la purée sur le carrelage, ça laisse pantois). Entre les deux, il reste une place pour des choses plus banales, de forme généralement géométrique, munies de liens pour serrer le kiki et facilement lavables... Si en plus ça peut être tant soit peu regardable, évidemment, c'est mieux.

Les grossesses et les naissances se font concurrence, ces derniers temps, ça tombe bien, j'ai besoin de m'entraîner. (Pas à faire des enfants, j'ai assez perpétué l'espèce comme ça, je parlais de couture. Je sais, je ne suis pas toujours facile à suivre...) Le dernier arrivé sur cette terre après 9 mois bien tassés à se laisser bercer deci-delà est un adorable bout de chou (voir plus haut l'explication) qui a inspiré une joyeuse bande de comploteuses (on peut voir une bien jolie réalisation en duo chez Hélène), oeuvrant en secret à l'ombre du ventre de la maman. Pour ma part, j'ai donc fait... des bavoirs, OK, c'était facile à trouver, mais aussi une espèce de truc improbable destiné à protéger nonchalamment l'épaule du préposé au biberon (ou autre vecteur de lait, c'est au choix). Je remercie au passage l'inspiratrice de ce protège-épaule, Stéphanie, toute jeune maman qui trouve pourtant le temps (dilatation einsteinienne, là, c'est archi-sûr !) de coudre, visser, peindre, prendre des photos et expliquer le tout avec une vitalité confondante et surtout une habileté et une générosité étonnantes.

Bilan des courses... un peu de vichy lavande, de l'éponge de bambou, du croquet ancien exhumé de la boîte à trésors, de petites roses bleues et de la nacre (pour un garçon ? Oui !) et une petite libellule posée au pochoir sur une boîte en bois, pour faire s'envoler tout ça vers son destinataire :

 En cours...

Bavoir et couvre-épaules...

Détail...

Arthur jouant les modèles...

 

L'habillage éphémère de la boîte a été fait avec un joli tissu envoyé par Kinoui, ma complice, qui a réalisé de son côté d'adorables choses en y incluant des chutes des miens... et qu'elle nous montrera peut-être ?

 

* Bavoir vichy patron maison, protège-épaules inspiré par la maman de la belette, bavoir rond Intemporels pour bébé avec boutonnage inversé

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Mercredi 4 avril 2007

Elle l'a fait. Non, fait n'est pas le mot. Elle l'a imaginé pour la princesse, elle a patiemment cherché la lettre qui con-viendrait, teint le lin à broder, coupé et cousu l'étui, choisi fabriqué des fleurs aux teintes assorties, et surtout elle a brodé... Mes photos ne rendront jamais la régularité du point, sa finesse, sa beauté... mais je tente quand même, parce qu'un étui comme ça, on le conserve précieusement, même lorsqu'on est devenue une très vieille dame à la voix un peu cassée, et qu'on se souvient de l'amie de maman qui nous l'avait offert...

 

Et pour que moi aussi, j'ai un cadeau, elle avait dissimulé un savon maison délicieusement parfumé... 

 

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Dimanche 1 avril 2007

Voilà. Prune, ma brimborionne printa-nière, ayant réception-né le paquet-mystère, je peux en dévoiler le contenu.

Le thème du brim-borion de printemps était donc (merci particulier à Missand pour la série de tiroirs ) :

Vive les pétales de pâquerette vert tendre

Tout un programme...

Après quelques angoisses nocturnes et 20 lectures de la fiche de ma brimborionne, le démon du tricot qui m'a récemment reprise a soufflé à mon oreille que le bambou, c'était nouveau pour lui et bien tentant...     De fil en aiguille, mon brimborion a donc pris (ces) forme(s) :

...une pochette tricotée en fil de bambou blanc, en jersey endroit avec série de jours et bordure de picots, nouée d'un cordonnet vert et fermée par une pâquerette...verte

 

 

 

 

 

 

 

 

...cachant une deuxième pochette cousue dans un bas de jupon ancien, fermée du même cordonnet et ornée d'un bouton-fleur en nacre gravée

  

... cachant un petit coussin de tulle retenant  des pétales de rose séchés et fermé d'une lune de nacre

J'ai ajouté une autre pochette réalisée dans un tissu enduit, avec galon fleuri vert et blanc et bouton ancien, destinée à ac-cueillir un savon ou une éponge humide sans dommage pour la pochette de bambou.

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion : gare au brimborion, c'est une activité hautement addictive, pour reprendre la très juste expression de Michèle... C'est quand le prochain ?? 

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Mardi 27 mars 2007

Le brimborion de printemps touche à sa fin, d'ici le début de la semaine prochaine, nous devrions toutes avoir envoyé notre « copie » et reçu celle de notre mystérieuse brimborionnette.

Ce matin, j'ai porté ça à la Poste, en récitant des prières...

 

 

Photos et explications à suivre...

 

Par lunemalo - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
 
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