Mercredi 21 novembre 2007

C'est devenu un rituel quotidien. Un tout petit moment qu'elle aime bien, comme un pont entre le réveil de la maison et le travail qui l'attend. Elle a refermé derrière elle la porte de l'école, elle a refait à l'envers le chemin fa-milier. La maison est silencieuse, le froid entre par la fenêtre qu'elle a laissée ouverte en partant, le chat explore, moustaches au vent, le jardin presque figé déjà dans son manteau d'hiver. Il faudra ramasser les feuilles mortes ce week-end et puis un peu nettoyer pour planter les dernières fleurs, celles qu'elle commencera à guetter aux premiers jours de février. 

Un dernier petit tour en bas avant de monter la grosse théière d'argent, chercher ses lunettes comme tous les jours, allumer son PC, sa journée de travail peut commencer. Mais avant de se plonger dans ses fichiers, de se glisser sous la plume du rédacteur inconnu, elle s'offre quelques minutes plus ou moins étirées, ça dépend du temps et de l'urgence, pour planter le décor de ces heures de solitude studieuse qu'elle n'avait plus connues depuis que la princesse est née. Plus de deux ans à travailler tout en s'occupant d'un bébé, c'était grisant et épuisant. Elle est soulagée que ce soit terminé, mais elle en garde tout de même des souvenirs amusants et comme un petit pincement. La princesse va avoir trois ans, à la toute fin de l'année... Leur solitude à deux est terminée, ces jours à observer du coin de l'oeil, les mains sur le clavier, les découvertes et les inventions de cette toute petite fille qui grandissait à ses côtés. Les garçons ce n'était pas pareil, ils ne l'avaient pas toujours connue travaillant à la maison. Leur petite soeur, elle, savait que quand maman est assise à son bureau, c'est parce qu'elle doit travailler. Le mot n'a pas grand sens pour elle, cer-tainement, et elle l'associerait encore longtemps, pro-bablement, au claquement rythmé des touches et à la lumière de l'écran sur le visage familier.  

 

Depuis septembre, elle a donc retrouvé un autre plaisir, celui de travailler dans le calme de la maison désertée. On lui a souvent demandé comment elle faisait pour s'asseoir ainsi, jour après jour, sans qu'un petit chef soit là pour la surveiller. En fait elle ne sait pas. Comme tous les vrais fainéants, elle déploie une énergie folle dans des petits riens, elle tient chaque jour à bout de bras la nonchalance qu'elle a trouvée dans son héritage méditerranéen, elle la combat avec son côté nordique, ombrageux et déterminé, presque buté. Elle est capable de s'appliquer, c'est sûrement ce qui l'a sauvée d'une paresse incontrôlée. Souvent, pourtant, elle se laisse déborder par le reste, la paperasserie, tout le petit fouillis d'une famille qui envahit la maison à bas bruit et qu'il faut sans relâche tenir en respect. Elle s'énerve et râle devant les piles qui augmentent, les factures pas rangées, la comptabilité même pas commencée, elle voudrait bien parfois qu'on l'aide mais elle a sa façon d'organiser. Elle s'en défend, bien sûr, mais elle a tendance à tout diriger. Général Maman, terreur du régiment...

  

 

Ce petit moment à elle, il l'aide à commencer gaiement sa journée. À cette heure-là, elle a toutes les possibilités, elle n'est plus une maman débordée et fatiguée, qui crie un peu trop et ne sait plus écouter. Et même si ce n'est pas encore tout à fait gagné, grâce à ce petit plaisir du matin elle commence à retrouver - à l'autre bout de la journée - le plaisir des gestes quotidiens, à ré-apprécier le petit brouhaha de la maison qui se serre doucement autour de la cuisine où elle réfléchit à ce qu'elle va leur préparer. Parce qu'elle a retrouvé ces plages de calme, cette solitude qui ne l'effraie pas, dont elle a besoin même pour apprécier vraiment ces moments où ils seront tous là, qu'elle n'a plus besoin de les voler, ces quelques instants rien que pour elle, ceux qu'il faut se ménager pour pouvoir ensuite donner toute son attention aux rires et aux mauvaises notes, au bac qui approche et au doudou perdu, aux placards qu'il faudrait remplir et à l'amoureux fatigué. Se retirer un moment pour tout réordonner... Elle se souvient de s'être parfois cachée dans la salle de bains, il n'y a pas si longtemps, pour souffler un peu, ne plus entendre les questions, ne plus répondre aux sollicitations. Elle avait l'impression d'être un sapin de Noël littéralement enguirlandé, portant à bout de branches les besoins et les humeurs de chacun, condamné à transporter sans répit tout ce petit fatras résolument accroché. Elle avait du mal à l'avouer, d'ailleurs, ce petit secret qu'elle trouvait un peu honteux. Une maman, n'est-ce pas, ça doit toujours être performant. Elle sait maintenant qu'il fallait juste que l'horizon se débouche un peu, qu'elle puisse simplement se poser, laisser le fil des choses se dérouler comme il vient. Parfois elle trouve que c'est difficile d'être tout à la fois, comme dans ces magazines où, pour une poignée d'euros, ils vous donnent le mode d'emploi...

 

  

 

 

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Vendredi 9 novembre 2007

Cure de sommeil… Ces mots viennent ponc-tuellement la hanter. La tenter, comme un  remède chuchoté à sa seule oreille, dans un monde qui chahute et malmène parfois à coups redoublés. Les jours parfois ressem-blent à un effrayant conte de fées, peuplé de murailles humides, de puits sans écho et d’escaliers que ne ponctue nul palier. Elle est essoufflée. Il fau-drait pouvoir déposer le fardeau quelques instants, se coucher dessus jusqu’à le recouvrir de tous côtés, et s’assoupir. Franchir une porte dérobée dans le mur de la réalité, repousser l’obscurité qui menace dans les lézardes de l’âme et saisir du bout des doigts, comme l’enfant d’autrefois, un peu de la légèreté qui l’a fuie. Le temps n’est pas toujours à la pluie, juste les difficultés de la vie qui s’obstinent parfois, juste quand il ne faut pas. Ces jours-là, elle aimerait flotter, jouer à chasse-nuées pour mieux les réaffronter. Portée dans les bras de Morphée…

 

 

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Jeudi 8 novembre 2007

Réflexion(s)

 

  

 Attention

 

Introspection

 

 

 

 

Les ours en réunion, petite installation…

 

 

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Dimanche 14 octobre 2007

8 %

Dans le monde, tous chiffres pondérés, ils seraient 8 %. Une vraie minorité silencieuse. Le nombre faisant la force, rien d’étonnant qu’ils soient souvent superbement ignorés.

 Oh, plus d’attaque frontale, plus de ces brimades affreuses, de ce bras qu’on attache comme si on le coupait. Pour éviter d’être tenté. « C’est pour toi qu’on le fait, regarde les autres, il faut faire comme eux. »

Elle se souvient de cette petite fille, la sœur d’une amie, qui refusait d’écrire. Elle avait dû faire semblant, attraper négligemment un stylo qui traînait pour se mettre à griffonner, sans avoir l’air d’y penser. L’enfant l’avait tout de suite remarquée, cette inversion qu’elle détestait, et lui avait murmuré comme si une confirmation de sa « monstruosité » pouvait tout changer : « Tu écris comme ça ? »

 Oui, elle aussi, elle l’était. Mais elle, c’était bizarre, ça ne l’avait jamais gênée. Et même, c’était bien un peu ridicule, elle le savait, mais elle en était fière de son anormalité. Elle était toute relative, d’ailleurs, car elle avait miraculeusement échappé à la main recourbée sur elle-même en un geste emprunté. Elle, on l’avait laissée tourner son cahier et puis elle avait développé, par pure nécessité, une vraie habileté avec l’autre main, celle de la majorité. 

 On lui avait pourtant souvent posé la question, comme s’il y fallait une confirmation. Franchement, demande-t-on aux gens si le nez leur tient le milieu de la figure ? Il fallait donc croire que c’était par trop incongru et peut-être un peu effrayant, aussi ? D’ailleurs, le latin l’exprimait sans manières, avec son « sinister ». Et c’était sans compter avec toute une flopée d’expressions allant de la condescendance amusée au mépris appuyé.

 Vendredi dernier encore, à l’école, elle avait surpris le regard intrigué du papa d’Émilien pendant la réunion, observant mine de rien la plume qu’elle posait sur le papier. Elle s’ennuyait, elle en avait rajouté. La plume était carrée, l’encre rose fané, elle avait tracé quelques mots en pleins et déliés, allongeant le g d’un mouvement du poignet.

 C’était inutile, bien sûr, et franchement puéril, mais certains jours elle ne pouvait tout simplement pas résister. Envie de s’amuser…

 Elle avait vaguement espéré qu’un de ses enfants, peut-être… et puis non. Mais parfois ils lui demandaient, à cette maman pas tout à fait comme eux, de rattraper, juste pour s’en persuader et contempler encore une fois le fameux « réflexe du gaucher ».    

 

 Photo Main gauche de Marie

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Vendredi 22 juin 2007

J'étais pourtant bien planquée, je me tenais coite, je ne faisais de mal à personne... Et Hélène m'a montrée du doigt, faisant fi de toute la bonne éducation dispensée par sa maman, et du plus élémentaire des savoir-vivre ! Sans commentaires. On en reparle ailleurs... Et je prépare quelques moucherons pour tenir compagnie à qui tu sais...

Le principe est donc de dire 7 choses sur soi, puis de désigner 7 pauvres victimes qui ne vous ont rien fait et de les avertir, histoire de les faire trembloter devant leur écran... Le truc sadique, quoi !

Alors, 7 choses... Pas trop rasoir, tant qu'à faire. Pfiou. Faut voir. C'est que la chose demande réflexion, tout de même.

Disons...

1. J'écris et je couds de la main gauche, mais je tricote de la main droite.

2. Lorsque j'avais 6 ans, j'ai fait - bien involontairement - une fugue : je suis rentrée à 7 heures du soir, tirée et poussée par la maman absolument affolée de mon amoureux de l'époque... Je n'ai aucun souvenir de la scène qui a nécessairement suivi les retrouvailles avec ma famille éplorée... Bienheureux oubli...

3. J'ai une passion absolue et définitive pour tout ce qui touche au végétal... Même si j'ai le rhume des foins... Je peux gratouiller la terre avec une ferveur qui confine à la folie furieuse...

4. Je suis moitié andalouse par mon père, et mon nom de jeune fille est celui d'une ville révérée par de nombreux catholiques. Non, ce n'est pas un quizz !

5. Je ne peux pas vivre sans musique, et mes goûts en la matière sont très éclectiques, allant du baroque à certains morceaux plus... vigoureux, en passant par le jazz et le trip-hop et d'autres choses inclassables. Tiercé gagnant : Bach (sans exception, je crois), Dead can dance, Peter Gabriel.

6. Je suis une lectrice acharnée, là encore dans un joyeux touche-à-tout. Petite, je lisais même les notices, les listes d'ingrédients, je me délecte toujours du dictionnaire... J'ai un budget 'librairie' indécent...

7. Je me dis parfois que je ne suis pas née dans le bon siècle... Trop bruyant, trop brutal, trop inesthétique...

Et après ces révélations fracassantes et indispensables, on en conviendra, j'agite élégamment mon gant virtuel en direction de Venezia, Stéphanie, Cerise, Barbara (en guise de cadeau de convalescence...), E.M.A, Sandrine et... Hooly qui, comme chacun sait, déteste parler d'elle ! Et va donc me détester. Mais qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour la faire sortir de son île... (D'ailleurs, tu nous dois toujours un tuto sur les jupes qui tournent, non ??)

 

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Jeudi 21 juin 2007
…qu’est-ce que la belle Louva peut bien vouloir à mon frigo ?? On se (enfin, je me) le demande, avec un peu d'étonnement, l'objet étant, mon Dieu, purement utilitaire : ça fait du froid en haut, du très froid en bas, ça encombre les lieux de sa massive silhouette et ça accueille sans broncher toutes les merdouilles qu'on ne sait foutument pas où ranger, mais qui sont indispensables, en vraies merdouilles qu'elles sont...
Comme la demoiselle est charmante, on le(s) lui montre donc (bien qu’avec un léger… retard)...
Le 'petit' dernier :
C'est ce que je disais, que des merdouilles, à l'exception des deux MAGNIFIQUES des-sins signés de la princesse des lieux (à comprendre au sens de 'maison', le mauvais esprit est intolérable en la circonstance. Un peu de maintien, que diable), dont un graffiti fort... inspiré !
Et le vieux machin, qu'on conserve par bonté d'âme (après l'avoir exilé, tout de même, dans l'arrière-cuisine, eu égard à son refus définitif d'assurer toute forme de congélation dans la partie réservée à cet effet. Le bougre ! Après 10 ans de bons et loyaux services, et seulement trois déménagements...) :
J'anticipe les questions sournoises :
1. Oui, j'utilise toujours du sopalin, pas taper...
2. Oui, c'est Magritte qui retient comme il peut les trucs administratifs dont l'école nous inonde... Qu'il me pardonne...
3. Non, je n'élève pas de papillons dans ma cuisine.
4. Si vous voulez les coordonnées du monsieur dont vous entrapercevez la carte, en haut, dans la pince à linge, ne vous gênez pas ! Il fait les plus beaux enduits naturels du monde...
5. On peut aussi appeler ça 'Nature morte au raphia'. Je précise toutefois à l'intention des végétariens et des amis de nos amis les animaux que cette vache n'a pas souffert. Juste quelques coups de microfibre, une ou deux fois par an. Et encore, les années bissextiles. Pas de quoi fouetter un chat. Ou torturer les mouches. Même les drosophiles, Hélène. C'est un principe fondateur.
 
Ma réserve naturelle m'interdisant absolument de désigner une autre victime, toi, par exemple, ou peut-être bien toi, vous pouvez respirer... Quoique, pourquoi pas, après tout ?
Et au lieu de perdre du temps avec moi, allez donc, au choix, faire/écouter de la musique...
 
 
 
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Mercredi 8 novembre 2006

Certaines font pousser d'étranges choses...

 

...d'autres les regardent mûrir... et exploser :

 

Et dernière minute, d'autres encore les font manger à leurs enfants !

Moi, je cultive un martien...

 

 

cette variété possède deux yeux centraux accolés :

 

 

s'il est planté dans un substrat adéquat, on aura peut-être la chance de le voir faire des bulles :

 

 

Pescalune, je t'ai fait une bouture...

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Vendredi 30 juin 2006

Marie Antoinette, tableau dit « à la rose »,

par E. Vigée Lebrun (1783)

(image tirée de ce site)

Le grand portail se referme avec un bruit mat, et derrière, peut-être, la Princesse continue d’exprimer vigoureusement son désaccord...

Deux heures, c’est ce que les puéricultrices m’ont accordé, adaptation difficultueuse oblige. Je cours dans les rues comme on se hâte à un rendez-vous, sans même savoir si ce tout petit moment de liberté sera suffisant pour me laisser m’asseoir dans la salle obscure, tout entière tournée vers ce que me conte l’écran. Voilà bien longtemps qu’une telle récréation en solo, un peu égoïste, ne m’a pas été offerte, et c’est aujourd'hui ou jamais, car la dernière séance commence à l’instant où je passe enfin la porte. Oui, j’ai le temps, tout juste, il faudra que je coure de nouveau pour ne pas faire attendre la toute-petite Princesse, mais j’ai le temps. Le film débute à peine et je dois tâtonner, quasi-aveugle, pour trouver mon chemin jusqu’à un fauteuil.

Sur l’écran, une très jeune femme, blonde et blanche, roule vers un destin à jamais indissociable de l’Histoire : Marie Antoinette.   

 

Que les choses soient claires tout de suite, même si je le regrette, j’ai passé plus de temps à m’ennuyer en cours d'histoire qu'à y glaner un savoir durable. Par ailleurs, il était difficile d’ignorer ces dernières semaines la polémique qui a agité les dîners parisiens, on a déblatéré à longueur de page sur les partis pris de Sofia Coppola et son mépris vite qualifié « d'américain » de la vérité historique, et blablabla... J’ai aimé son film, tout simplement, il m’a touchée et emportée pendant deux heures, suspendue à la mélancolie si joliment dissimulée d'une toute jeune fille projetée dans cette cour de France si guindée, où la fameuse étiquette, maintes et maintes fois martelée par Mme de Noailles, corsetait plus sûrement que ces merveilleuses robes ajustées dont Marie Antoinette se débarrassera avec bonheur (pour leur préférer les scandaleuses robes de linon dites « à la gaulle »), dans son cher Trianon, loin des yeux inquisiteurs et des obligations liées à son rang. Oh bien sûr, les défenseurs de la vérité, rien que la vérité, qui lèvent leur Histoire de France et jurent, ont beau jeu de stigmatiser les inexactitudes du film, elles existent incontestablement. Je ne suis ni critique professionnelle, ni spécialiste de la technique cinématographique, rien ne me permet donc d’affirmer que ce film est une œuvre réussie, si ce n’est qu’elle a atteint son but en m’offrant près de 120 minutes de bonheur.  

Tout de même, rendons à Sofia Coppola ce qui lui revient, elle a su, sans forcer le trait, montrer ce que l’Autrichienne, comme on ne cessa jamais de l’appeler, avait de si original, de si moderne : son goût pour le naturel (elle lit Rousseau et se délecte de son « état de nature ») dans un univers si apprêté, la simplicité cosmétique(elle sera la première à limiter très nettement l’usage des poudres et des fards qui était alors de mise, notamment le sinistre blanc de céruse, pour leur préférer des moyens plus délicats de soigner et de souligner le teint ou encore… l’eau de rose), les parfums singuliers.  

Elizabeth de Feydeau, historienne et spécialiste du parfum, vient de publier un ouvrage sur le parfumeur attitré de Marie Antoinette, Jean-Louis Fargeon, et travaillé à la recréation d’un parfum qu’elle aurait pu porter en se basant sur des documents d’époque. Fait notable, ce jus, le Sillage de la Reine, est entièrement naturel : rose et iris, jasmin et tubéreuse, fleurs d’oranger, bois de cèdre et de santal. Moins plaisant, sinon pour le nez du moins pour mon éthique personnelle, il y entre aussi de l’ambre gris et du musc tonkin. C’est surtout ce dernier qui pose problème, bien sûr, même si le chevrotin est aujourd’hui protégé, car l’ambre gris, je l’ai découvert au passage, est « récolté » sans souffrance pour l’animal.  

Evidemment cet événement a une finalité, qui est de collecter des fonds pour restaurer un lieu portant la marque de Marie Antoinette. La somme à rassembler est nécessairement conséquente, et explique (entre autres...) le prix « royal » des rares exemplaires créés et vendus sur souscription par le Château de Versailles. Inutile donc d'espérer sentir, sinon posséder, un flacon du précieux élixir ! Alors, pour les apprenties-sorcières, il est toujours possible d'essayer de se créer un sillage royal en consultant la formule et en suivant les conseils avisés de Hooly !  

Quant au fameux Fargeon, j’attends avec impatience de me plonger dans sa biographie, commandée chez mon cher libraire. Je suis curieuse de le voir « à l’œuvre »… 

par lunemalo publié dans : Bric à brac ajouter un commentaire commentaires (0)   
 
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