Mercredi 2 mai 2007

Les expériences reprennent... La faute à ce mois d'avril pas meur-trier mais chaud comme un joli juin, aux gam-bettes qui sortent gaiement sous les jupes qui dansent (n'est-ce pas Hooly ? ), à la peau qui se veut douce et parfumée...

Le chaud-froid ne me grise que moyennement, mais j'apprécie en revanche les brumisations sur le visage ou le corps lorsque le mercure se met à flirter avec des températures déraisonnables...

Problème n°1 : les différents sprays plus ou moins traitants proposés par la cosméto traditionnelle me font fuir en désordre : odeur banale ou pire, ingrédients beurk...

Problème n°2 : l'eau... ça dessèche ! Mais la sensation est délicieuse, même si on la paie par une crocoïsation de l'épiderme. 

J'ai donc tournicoté autour de l'idée d'un spray qui rafraîchirait ET hydraterait la peau, ne serait-ce que légèrement, cogité ferme, reniflé, écarté certaines envies (agrumes... adieu) et fabriqué une petite série de Frissons parfumés à pschitter quand bon nous semble. Je suis partie tout simplement de la lotion biphasée que j'ai imaginée pour ma fille, puisqu'elle fonctionne très bien pour nettoyer légèrement et hydrater la peau d'un seul geste. A priori, ces formules sont plutôt pour le corps, même si toutes ne contiennent pas d'huile essentielle (et que, de toute façon, la concentration est très faible), mais la version Jasmin-rose peut, à mon avis, être tentée sur le visage avec les précautions d'usage : test préalable derrière l'oreille, et attention aux yeux !    

 

J'ai exploré plusieurs familles olfactives, pour obtenir une sorte de gamme pouvant plaire à un homme ou une femme, satisfaire les sensibilités olfactives différentes, et pourquoi pas s'adapter aux différentes heures de la journée. Pour toutes les variations, les quantités sont sensiblement les mêmes : pour 150 ml, j'ai mélangé 120 ml d'hydrolat, 10 ml de plasma de Quinton (pour les oligo-éléments) et 20 ml de l'huile végétale (ou du mélange) choisie, plus éventuellement 2 à 4 gouttes d'huile essentielle.

 

Présentation...

 

1. Frisson jasmin : sur base d'eau de jasmin et de plasma marin, une macération de pétales de rose de Provins dans du jojoba golden et 4 gouttes d'huile essentielle de rose de Damas. Après vaporisation, l'arôme est délicat, presque bonbon. Divin...

2. Frisson verveine : cocktail d'hydrolat de verveine citronnée du Tarn (Essenciagua) et de plasma marin, toujours, mélange d'huile de pépins de raisin et de sésame, 2 gouttes d'huile essentielle de verveine (Litsea cubeba ou Litsea citrata) et 2 gouttes d'huile essentielle de bergamote sans bergaptène*.

3. Frisson menthe verte : hydrolat de menthe verte, au parfum...quasi-hollywoodien, plasma marin, macérat de calendula maison dans du tournesol bio.

4. Frisson carotte : hydrolat de carotte sauvage, plasma marin, huile de baobab, 4 gouttes d'huile essentielle de santal blanc. Pour cette variation, c'est un divin santal de Mysore récemment offert qui m'a inspirée... mais au dernier moment je n'ai pas pu me résoudre à l'utiliser. C'est donc celui que j'avais déjà à la maison qui a servi pour le test.

5. Frisson indien, enfin, petit clin d'oeil à ma deuxième princesse préférée : eau de kewra, hydrolat d'ylang-ylang, jojoba golden et 2 gouttes d'huile essentielle de patchouli.

 

 

 

 


 

 

À défaut de cyber-diffusion des arômes, quelques explications sur le choix des ingrédients :

 

 

1. L'eau de jasmin n'a pas de vertu spéciale, d'autant plus que le jasmin ne produisant pas d'huile essentielle à proprement parler, il y a toujours un risque que l'eau florale contienne des résidus chimiques... Mais son odeur est divine... Le jojoba nourrit parfaitement la peau sans toucher gras-gras insupportable, et la qualité « golden » est, d'après un spécialiste, la meilleure... Imitant Venezia sans vergogne (mais avec reconnaissance !), j'y ai fait macérer des pétales de rosa gallica, et j'utilise ce macérat quotidiennement pour le corps et le visage (parfois décliné en rose-vanille). La rose de Damas, c'est si l'on veut... vu le prix du millilitre !! 

2. L'hydrolat de verveine citronnée (Lippia citriodora) assainit et adoucit la peau, il favorise la cicatrisation, il est rafraîchissant et légèrement hydratant. Lydia Bosson le donne également pour actif contre la cellulite et utile pour le raffermissement du tissu conjonctif. Attention cependant, il peut être très légèrement photosensibilisant, faire un test par prudence. L'huile de pépins de raisin est fine et facilement absorbée, elle aide la peau à se régénérer et ralentirait le vieillissement cellulaire. L'huile de sésame, très utilisée en Asie pour ses qualités cosmétiques, est délicatement parfumée et très pénétrante. Elle aide également la peau à se régénérer, l'assouplit, calme les irritations et assure une légère protection contre les UV. Lorsqu'on l'utilise, en profiter pour se masser les ongles, qu'elle tonifie. 

 

Les huiles essentielles utilisées dans cette variation sont à manier avec précaution : la verveine pure peut irriter la peau (tout comme la bergamote), donc il vaut mieux faire un test de sensibilité, par prudence, avant de l'utiliser. D'autre part, la bergamote est réputée pour les jolies taches qu'elle provoque sur la peau ! Le truc génial, que Martine avait expliqué dans cet article, c'est qu'on peut en trouver sans bergaptène (composant mis en cause dans la photosensibilisation) et donc l'utiliser sans (trop de) risques ! J'ai fait le test : moi aussi, j'ai la peau 18ème (raccord avec la déco...), le phototype haï des dermatos... Eh bien, merci Martine, rien de rien... Comme j'adore le parfum (et le goût) de la bergamote, je ne m'en suis pas privée. A signaler, son action sur l'eczéma, le psoriasis, l'acné.

3. J'adore l'odeur (et le goût) de cet hydrolat, mais je dois avouer que j'ai plutôt pensé à mes fils en formulant cette variation. Il est vraiment tonique, parfait pour les roller-parties ! Le macérat de calendula est réparateur et adoucissant, parce que même les grands garçons ont la peau fragile...

4. Le santal blanc est un parfum exquis que les dieux ont, pour leur malheur, laissé un jour échapper... J'en avais acheté l'année dernière, c'est une huile essentielle rare et chère. Ce printemps, j'ai eu la chance qu'une amie, bénie soit-elle, m'offre la plus belle qualité qui existe, du santal de Mysore... J'ai eu envie de marier son arôme si fin à celui plus terrien de la carotte. Le résultat olfactif est très étonnant, vif et puissant. L'hydrolat de carotte sauvage (Daucus carota) est excellent pour le soin des peaux fatiguées et irritées, il améliore la couperose et sera utilisé pour lisser les ridules et calmer le feu du rasoir. L'huile de baobab a tendance à se solidifier au froid, mais en ce moment elle est semi-liquide, laiteuse, magnifique. Elle est recommandée pour les peaux déshydratées, ayant tendance à l'eczéma et au psoriasis. Le santal, pour revenir à lui, aurait des propriétés aphrodisiaques... ce qui suffit peut-être à le choisir. Il est bénéfique pour les peaux sèches et grasses, et les ongles profiteront également de son action, enfin il possède une action déodorante.

5. En d'autres temps, Venezia aurait été poursuivie pour sorcellerie... Aujourd'hui, elle nous fait partager ses expériences, et c'est un bonheur. L'eau de kewra, par exemple, ou pandanus, dont elle avait eu l'idée de fabriquer une géniale brume parfumée... De mon côté, j'ai associé ce concentré d'Inde (tel que l'occidental se le figure) à de l'ylang-ylang (très doux pour la peau), apprécié de la princesse, et à son cher patchouli...

Il ne reste plus qu'à secouer pour mélanger temporairement les deux phases, et vaporiser généreusement...

 

*Petit rappel sur les huiles essentielles :

Test cutané préalable obligatoire

Pas d'utilisation chez les enfants de moins de 6 ans et les femmes enceintes ou allaitantes sans avis médical

Pas d'utilisation par voie interne sans avis médical

En cas de contact avec l'oeil, rincer abondamment à l'eau et à l'huile végétale, instiller du sérum physiologique et consulter un médecin si l'irritation persiste

 

 

 

 


Biblio :

Biblio :

 

Les ouvrages de D. Baudoux, L. Bosson, C. Clergeaud, ainsi que le petit fascicule sur les eaux florales (merci Meriam) de La Pensée sauvage.

 

 

 

 

 

 

par lunemalo publié dans : Le chaudron ajouter un commentaire commentaires (5)   
Lundi 12 février 2007
Ce n’est pas à moi qu’il faut poser cette question. Le tartinage de museau, les tests frénétiques de crèmes et autres onguents ma-giques, censés transfor-mer le pire des laiderons en princesse rayonnante, ne sont pas mon fort. Mais il semble tout de même, les statistiques ne me démen-tiront pas, que crémage et maquillage sont les deux mamelles de la gent féminine.
 
Soit. Ma mère n’était pas du genre. Elle était même plutôt, j’ose le dire, goguenarde devant les pots, tubes et flacons recélant les produits de beauté pour lesquels nombre de ses congénères se damneraient sans la moindre hésitation. Je lui dois certainement un intérêt proche du zéro absolu pour les nouveautés cosmétiques qui nous tonitruent à longueur de magazine qu’il est si simple d’être belle. En oubliant soigneusement de nous dire qu’en signant au bas du contrat, nous refusons obstinément de lire les petites lignes. Celles qui nous montreraient, pour peu que nous sachions les décrypter et en ayons le courage, que la beauté a souvent des relents de chaudron diabolique.
 
Mais voilà, après deux garçons se souciant assez peu de la chose, une petite princesse a pointé son nez. Et deux ans à peine ont suffi pour que germe et s’épanouisse dans sa jolie tête l’intérêt passionné de la femme pour la cosmétique. La boucle se refermant étrangement, j’y suis probablement pour quelque chose, puisque tous les produits que j’utilise pour sa toilette sont home-made, et conservés dans des flacons ou des petits pots choisis et parfois ornés spécialement pour elle. Son grand plaisir est de les toucher tour à tour, de mimer le pschitt du spray, de se passer maladroitement un peu de baume sur les joues ou de demander à sentir, pour la millième fois, le parfum délicieux de l’eau de jasmin.
 
Alors, pour les princes et les princesses qui naîtront en 2007, et je pense notamment à certaine petite Lylette, voici les formules très simples que j’ai imaginées pour ma fille, rose parmi les roses... Bien sûr.
 

 
 
 
 
Rosée nettoyante
 
Le nom de ce produit est un clin d’œil à Michèle, dont j’admire sans réserve les talents de sorcière et la grande générosité. Je l’utilise principalement pour le change, même dans les cas…difficiles, mais il convient parfaitement pour le nettoyage des mains et du visage. Dans ce dernier cas, tapoter doucement avec un mouchoir ou un linge fin pour sécher.
 
Ingrédients (pour 150 ml)
65 ml d’hydrolat (au choix, après test cutané préalable et selon le besoin : rose, fleurs d’oranger, camomille romaine, lavande)
20 gouttes d'extrait de pépins de pamplemousse (EPP)
 
 

Dans un spray de 150 ml parfaitement propre, verser l’hydrolat et l’eau minérale. Compter 20 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse. Fermer et secouer pour mélanger.
 
 
Lotion douce biphasée
 
Cette formule plus « élaborée » répond au besoin d’avoir un produit de soin nettoyant capable de calmer les irritations légères du siège avant qu’elles ne dégénèrent. Je voulais donc qu’il nettoie l’épiderme (hydrolat), favorise sa réparation (plasma de Quinton isotonique, voir le pourquoi du comment chez Pescalune) et le protège (huile végétale). L’intérêt de cette formule deux-en-un est que la couche d’huile qui surnage isole physiquement la partie aqueuse susceptible de se dégrader, et contribue à retarder, sinon empêcher, la contamination microbienne. Il suffit d’agiter le flacon avant application pour unifier temporairement les deux phases. Au passage, on admirera la nébuleuse beauté des milliers de gouttelettes en suspension…
Il s’utilise également sur le visage, et laisse après application (inutile d’essuyer) un voile d’huile protectrice et un parfum absolument divin, pour des joues à croquer.
 
Ingrédients (pour 150 ml)
120 ml d’hydrolat (au choix, après test cutané préalable et selon le besoin : rose, fleurs d’oranger, camomille romaine, lavande)
20 ml d’huile végétale (j’utilise du jojoba golden dans lequel ont macéré, merci Venezia de cette magnifique idée, des pétales de rose de Provins et de la vanille). Le parfum est…indescriptible. Le macérat de calendula dans du tournesol est également intéressant pour ses propriétés régénératrices de l’épiderme. L’huile d’amande douce est classique pour les enfants et intéressante pour sa douceur et sa finesse, mais je l’évite sauf dans le cérat pour sa tendance à rancir rapidement et son caractère potentiellement allergène. Ma fille supporte en revanche très bien le macérat de vanille, cette dernière étant pourtant allergène chez 1 personne sur 3. L’arôme est évidemment délicieux, surtout mêlé à celui de la rose, mais je j’ai principalement choisie pour les propriétés de conservation qu’on lui prête, et auxquelles l’industrie cosmétique s’est dernièrement intéressée de près.)
1 ampoule de plasma de Quinton isotonique
 

Verser l’hydrolat et le plasma de Quinton dans un flacon de verre stérilisé. Agiter. Verser l’huile, boucher soigneusement. Avant chaque utilisation, agiter vigoureusement pour homogénéiser les deux phases, verser sur un disque de coton ou une lingette lavable et essuyer la peau délicatement, sans tirer.
 
 
Baume lavande
 
Ma fille a très rarement eu les fesses rouges, mais toutes les mamans connaissent ce fameux érythème si douloureux et si délicat à soigner. La prévoyance légèrement hystérique étant ma deuxième nature (Rousseau, à moi !), je voulais quelque chose pour réparer la peau vite et bien, en cas. Plusieurs aromathérapeutes recommandent la lavande fine (Lavandula officinalis), qu’ils considèrent comme totalement inoffensive, pour le soin des bébés. Je n’ai pas leurs compétences et j’utilise les huiles essentielles avec grande prudence. Je préfère donc m’abstenir totalement pour la princesse. Où le fameux principe de précaution va se nicher, on n’a pas idée…
 
Je connais et j’utilise pourtant très souvent les lavandes, et je m’émerveille toujours de leur puissance d’action, de leur douceur et de leur force, de leur polyvalence. Autant dire que je rageais de voir ma fille privée de ce merveilleux vulnéraire. Dans son catalogue, Sylviane Reina propose, entre autres magnifiques produits, une macération solaire de lavande dont elle m’a confirmé les propriétés réparatrices. Des propriétés que j’ai pu vérifier par moi-même rapidement, car, par un hasard étonnant, ma fille a souffert d’un érythème fessier impressionnant et… providentiel quelques jours après que j’ai reçu ma commande. La peau était « entamée », rouge et douloureuse. Après la toilette de l’après-midi, j’ai appliqué un peu d’huile, sans insister. Au change suivant, la peau était nettement moins rouge, la zone irritée s’était réduite, et surtout ma fille ne manifestait plus aucune gêne ! Le lendemain, la peau avait repris une couleur normale, et le plus étonnant, c’est que j’ai pu voir des marques de « cicatrisation », la lavande ayant littéralement cautérisé l’épiderme dont l’aspect quasi-suintant de la veille avait totalement disparu. L’huile de lavande fait désormais partie de la pharmacopée familiale, car elle peut bien évidemment être utilisée pour une foule d’autres usages au quotidien, notamment en cas de brûlures ou d’irritations. Le résultat est vraiment miraculeux, la peau se répare pratiquement à vue d’œil (sans marques persistantes) et l’effet antalgique est réel. À avoir donc toujours dans sa trousse d’urgence.
Comme ce n’est pas toujours pratique de trimbaler un flacon d’huile avec soi, même s’il est muni d’un compte-gouttes, j’ai préparé un baume plus « soft » à emmener dans le sac, à utiliser pour les bobos légers ou lorsque l’on veut nourrir particulièrement la peau (par exemple en cas d’eczéma).
 
Ingrédients (pour un tout petit pot)
15 grammes de beurre de karité non raffiné (le mien, d’odeur riche et pénétrante, vient de chez Akamuti, tout comme le jojoba golden)
15 ml de macérat de lavande
 
Si le baume n’est pas destiné à des enfants, on peut ajouter 7 gouttes d’HE de lavande fine.
 

Faire fondre le karité au bain-marie. Retirer du feu et laisser tiédir. Ajouter le macérat, mélanger. Si l’on ajoute de l’huile essentielle, attendre que le mélange soit presque froid (mais pas encore figé). Verser dans un petit pot. Comme pour tous les produits (et à plus forte raison lorsqu’ils sont fabriqués maison et ne contiennent donc pas ou peu de conservateurs), utiliser de préférence une spatule propre ou une cuillère en porcelaine pour prélever le baume.
 
 
 
 
Voilà donc en trois produits simples à fabriquer et à utiliser, délicatement parfumés et surtout vraiment efficaces, le beauty case de ma princesse. J’y ajoute un vaporisateur d’eau de jasmin pour parfumer délicatement ses vêtements ou ses cheveux (sur la peau j’évite, à regret, en raison des solvants utilisés), un baume nourrissant (cire d’abeille, beurre de cacao et huiles végétales) à tout faire, et un mini-flacon d’huile de noisette pour le « petit pouce », régulièrement irrité d’être trop sucé… Cette huile régénère en effet rapidement la peau et peut être ingérée sans risque.
 
Après, l’ivresse importe peu, pourvu qu’on ait le flacon…
Source livre ancien
 
par lunemalo publié dans : Le chaudron ajouter un commentaire commentaires (4)   
Dimanche 28 janvier 2007
Ma tenue vestimentaire a long-temps fait le désespoir de ma mère, par ce qu’elle lui trouvait d’excentrique, bien sûr, mais surtout par sa légèreté peu adaptée aux rigueurs hivernales. J’allais en effet le nez (et le reste) au vent, le manteau largement ouvert sur une simple chemise ou un T-shirt… Pas question alors de me le faire boutonner, ou de me faire porter bonnet ou écharpe.
Mais comme dit le dicton, souvent femme varie. Je pourrais incriminer une paresse circulatoire certaine, les transformations physiologiques dues à la maternité, que sais-je encore… toujours est-il qu’aujourd’hui, je suis frileuse comme un chat. À l’inconfort évident que me vaut ce « défaut », je dois ajouter, dès que la température chute en dessous de 10°, la réapparition des symptômes de la maladie de Raynaud1, puis, lorsque l’hiver s’installe vraiment, celle d’engelures² aussi disgracieuses qu’handicapantes.
Les doigts blancs et gourds, comme morts pendant de longues minutes, je connais ça depuis longtemps. Les engelures, en revanche, sont la nouveauté que je dois à notre installation à la campagne. La première est apparue l’hiver dernier, sous la forme d’une enflure rouge sur la dernière phalange de l’auriculaire, accompagnée de démangeaisons et de douleurs. J’ai d’abord cru à une piqûre d’araignée puis à une allergie, avant de comprendre. Le médecin consulté quelques semaines plus tard pour un autre motif a confirmé mon « diagnostic », et m’a proposé de mettre en place un traitement préventif dès l’automne suivant. Mais les médicaments utilisés me paraissent vraiment trop violents pour une affection qui reste supportable, et surtout sans effet curatif réel sur le problème circulatoire sous-jacent.
 
Depuis la semaine dernière, je suis donc en mesure de confirmer l’arrivée de l’hiver ! Mes doigts et mes orteils en témoignent sans erreur possible. Seulement cette année, j’ai décidé de lancer l’offensive contre les mains gelées en mettant au point une contre-attaque musclée.
 
En m’aidant des indications de D. Baudoux dans L’aromathérapie, se soigner par les huiles essentielles, j’ai préparé une synergie d’huiles essentielles double-effet : prévention, par l’amélioration de la circulation périphérique et soin, pour réparer les lésions.
 
La formule est vraiment magique. Trois applications ont suffi pour que l’enflure se résorbe presque entièrement et que la douleur se calme. Les rougeurs ont également disparu. Quant aux « doigts blancs », j’ai pris la précaution de masser mes doigts avant de sortir avec quelques gouttes de la préparation, et malgré le vent froid soufflant hier, j’ai pu arpenter gaillardement les allées du marché sans dommage. J’ai également retrouvé une sensation oubliée depuis longtemps, celle du sang irriguant les doigts jusqu’au bout, et je pense que l’usage de l’huile de calophylle comme support n’y est pas étrangère. Toujours est-il que j’ai vraiment senti un changement, comme si mes doigts avaient retrouvé une nouvelle texture, s’étaient comme regonflés. J’ai donc préparé, en relais de la synergie, un baume de soin constitué d’huile de calophylle et de karité, pour activer localement la circulation et nourrir la peau desséchée par le froid.
 
 
Synergie anti-mains froides
 
1 goutte           Hélichryse italienne
1 goutte           Estragon
2 gouttes          Thym à thujanol
2 gouttes          Mandarine
2 gouttes        HV calophylle inophyle (huile de tamanu)
 
Appliquer 1 ou 2 gouttes sélectivement sur les engelures, ou masser les doigts et orteils avec quelques gouttes du mélange, deux ou trois fois par jour.
 
 
 
Propriétés des huiles essentielles choisies :
 
Hélichryse italienne (Helichrysum italicum) : Cette plante que l’on connaît mieux sous le nom d’immortelle possède une activité anti-hématome sans équivalent. Elle est notamment recommandée en traitement d’urgence après un choc, en cas de phlébite, de couperose ou de varicosités, mais sera également très utile pour traiter certaines affections rhumatismales ou hépatiques ou encore l’hypercholestérolémie.
 
Estragon (Artemisia dracunculus) : Appartenant à la famille des Astéracées (anciennement dénommées « Composées »), l’estragon est originaire de Sibérie, bien que sa floraison nécessite un climat chaud ! Sa capacité à calmer les spasmes est connue, mais on la limite souvent au système digestif, alors que l’estragon est plus polyvalent. On l’utilisera ainsi contre les spasmes d’origine gynécologique, les crampes musculaires, certaines toux ou comme ici, pour « détendre » les capillaires.
 
Thym à thujanol (Thymus vulgaris CT thujanol) : Antibactérien et antiviral puissant, le thym à thujanol est également un activateur sanguin réchauffant. À ce dernier titre, il est particulièrement actif contre les symptômes de la maladie de Raynaud. Les spécificités de son chémotype le rendent indispensable pour traiter une large palette d’indications, notamment hépatiques.
 
Mandarine (Citrus reticulata) : Cette essence est surtout connue pour son action calmante du système nerveux sympathique (notamment par diffusion), qui rend son utilisation intéressante dans diverses affections d’origine nerveuse. Elle est recommandée entre autres pour traiter la maladie de Raynaud.
 
Quant à l’huile de calophylle inophyle (Calophyllum inophyllum), Chantal Clergeaud lui attribue, dans l’ouvrage qu’elle cosigne avec Lionel Clergeaud (Les huiles végétales - Huiles de santé et de beauté), des propriétés antirhumatismales, anti-inflammatoires, antiradicalaires et protectrices du système vasculaire. Extraite par pression à froid des noix d’un arbre qui peut atteindre 20 mètres de haut, elle se classe dans les huiles demi-siccatives : sa conservation est donc relativement bonne. Très anti-inflammatoire (d’où son utilité dans les pathologies rhumatismales), elle est également active dans le traitement local de la couperose.
 
1Ainsi que l’explique D. Baudoux dans l’ouvrage cité plus haut, la maladie de Raynaud est un « trouble de la vasomotricité de l’extrémité des membres, qui seront en premier lieu blancs puis bleus par cyanose, en présence de froid. » J’ajouterai à cette description que la « crise » s’accompagne d’une sensation de doigt mort, parfois presque douloureuse, en tout cas extrêmement désagréable, pouvant durer de longues minutes. Le doigt (ou l’orteil) blanchit effectivement, et on peut constater que la circulation ne se fait plus par simple pression sur la pulpe. D’ordinaire sans gravité, cette maladie peut prendre des proportions plus sérieuses qui imposent un traitement.
 
²D’aspect disgracieux, les engelures sont très douloureuses, et elles sont longues à guérir. On m’a dit à plusieurs reprises qu’elles étaient le signe d’une carence de l’organisme (sans m’indiquer laquelle…), ce que mon médecin n’a ni infirmé, ni confirmé. Ce qui est sûr, en revanche, c’est qu’elles sont le triste apanage des personnes souffrant de problèmes circulatoires, et plus précisément de fragilité capillaire. Comme leur nom l’indique, il s’agit de micro-gelures superficielles, entraînant une lésion des tissus (début de nécrose). Elles se localisent généralement sur les extrémités, doigts et orteils, où la circulation superficielle s’interrompt le plus rapidement pendant les périodes froides. Dans certains cas, elles peuvent se compliquer de crevasses, d’où l’importance de nourrir la peau.

MISE EN GARDE
 
Les huiles essentielles, surtout en usage interne, doivent être réservées à l’adulte et aux enfants de plus de 6 ans (pour certaines d’entre elles, il convient même d’attendre que l’enfant ait au moins 10 ans).
L’auto-médication doit se faire avec la plus grande prudence, en raison du risque de réaction allergique et des contre-indications. Il convient donc de rechercher (et de croiser) des informations fiables avant toute prise orale ou application externe d’huile essentielle, et de pratiquer un test de sensibilité en appliquant une trace au pli du coude et derrière l’oreille.
Pour la prise interne, on recommande tra-ditionnellement de ne pas dépasser 1 goutte par 10 kg de poids et par jour (si l’on pèse 50 kg, par exemple, on prendra donc au maximum 5 gouttes par jour). Les posologies plus élevées sont à réserver à un thérapeute confirmé. 
Les indications données ici sont le fruit d’expériences personnelles, dont la répétabilité ne saurait être garantie pour d’autres individus, et ne constituent en aucun cas une ordonnance à suivre aveuglément. Le recours à des thérapies non-allopathiques ne doit jamais faire oublier que Nature n’est pas synonyme de sécurité absolue, et suppose d’effectuer des recherches personnelles, dans un esprit responsable.
Mal utilisées, les plantes et leurs dérivés peuvent être extrêmement dangereux ! Choisis et utilisés avec discernement, ils seront en revanche d’un grand secours, sans les effets secondaires tradi-tionnellement observés avec des thérapeutiques plus agressives. Prenez donc le temps de les apprivoiser…

 
L’hiver est là, sortez (les mains) couvertes !
 
 
 
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Jeudi 7 décembre 2006
Les dieux de l'Olympe se régalaient de nectar et d'ambroisie… Plus modestement, les pauvres mortels se contenteront d'une ambroisie dont une cousine – bénie soit-elle – m'a confié la recette simple mais délicieuse.
En ces temps de rêves gastronomiques et de recherche fébrile des derniers (ou des premiers, parfois…) présents qui viendront se serrer au pied d'un sapin dûment chamarré dans leurs emballages chatoyants, l'ambition culinaire me saisit… Et avec elle l'envie, cette année plus que les autres, de préparer moi-même les douceurs et délices de Noël. Tous.
Dimanche dernier, mon fils cadet – pâtissier émérite – et moi nous sommes donc vaillamment attelés à la confection de gâteaux et chocolats divers, qui seront le sujet d'un autre billet. Ambition, certes, mais prudence tout de même !
 
Pour l'heure, je parlerai donc de l'apéritif avec lequel je compte bien aiguiser l'appétit de mes convives.
Le dîner sera au champagne, comme souvent en cette occasion, même si nous proposerons également un vin rouge.
Donc, pour ne pas se mettre à table avec un palais déjà « fatigué » par des alcools trop lourds, nous avons décidé d'ouvrir les festivités avec la fameuse ambroisie cousinesque, dont, à défaut de vous montrer la photo (pas encore faite), je vous donne ici la recette :
 
Ma recette secrète de l’ambroisie
 
1 litre de bourgogne aligoté
2 pommes parfumées, pelées et coupées en tranches
2 citrons non traités (de Nice, si vous pouvez vous en procurer, ils sont magnifiquement parfumés et dénués d’amertume)
12 clous de girofle
1 cuiller à café d’hydrolat de fleurs d’oranger
120 grammes de sucre en poudre
 
Faire macérer tous ces ingrédients au frais, pendant 24 heures. Filtrer, et déguster !
 
Le parfum et le goût qui se développent au terme de cette macération sont indescriptibles, l’eau de fleurs d’oranger apporte son arôme si particulier, la force de la girofle est tempérée par le sucre, la légère acidité du citron se marie avec bonheur avec la douceur de la pomme, bref, le truc est divin !
 
 

 
Et selon la formule consacrée (revisitée), l’abus d’alcool est aussi dangereux pour la santé que désagréable pour vos compagnons… Donc, appréciez, mais consommez avec modération.
 
Source image
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Vendredi 20 octobre 2006
La sinusite est un monstre impitoyable. Outre la douleur, parfois presque invalidante, elle s’accompagne, chez moi en tout cas, de divers troubles plus désagréables les uns que les autres. J’ai mis au point au fil du temps une stratégie, malheureusement pas universelle, mais qui m’aide à surmonter la crise plus rapidement et à la vivre moins douloureusement.
 
Tout d’abord, j’ai identifié la cause principale : le changement de pression atmosphérique. Autrement dit, lorsque le mercure grimpe ou descend, mes sinus se bloquent. Je vis donc le syndrome de l’altitude sans quitter le plancher des vaches. Ce phénomène étant impossible à maîtriser, reste à agir pour relâcher ma pression…
 
Cette hypersensibilité (qui peut me déclencher une crise pour la simple ascension d’une colline !) a fait son lit dans ce qu’un ORL réputé, consulté il y a des années pour une crise absolument dévastatrice (avec fièvre et impossibilité de sortir sans lunettes noires, en plein hiver), a appelé mon tempérament arthritique (ou arthritisme). Pour ré-sumer, ce tempérament ou diathèse se caractérise par une accumulation des déchets métaboliques, notamment au niveau des articulations, et s’accompagne d’un cortège de joyeusetés : atteintes diverses du squelette (rhumatismes, arthrose), maladies de peau (eczéma, psoriasis, herpès, peau sèche et réactive), réactions allergiques, hypersensibilité colique… Seule bonne nouvelle, les arthritiques font généralement de vieux os (même s’ils sont déformés) !
Bien qu’allopathe, ce médecin m’avait établi une ordonnance comprenant, évidemment, l’antibiotique destiné à juguler l’infection (à l’époque on ne faisait pas encore de pub sur le recours systématique et inutile aux antibiotiques…), mais également de l’iode et du magnésium. Je suis sortie de son cabinet déjà soulagée, non par l’effet placebo du médecin, mais par la magie de petits cornets qu’il avait utilisés (à ma grande angoisse) pour déboucher mécaniquement les sinus. Le déficit en magnésium est donc une piste intéressante à explorer (le mien est avéré depuis 20 ans).
 

 
La lutte contre la sinusite se fait sur plusieurs fronts (c’est le cas de le dire, pardon du mauvais jeu de mots) :
 
Action locale : lavages répétés, inhalations, applications d’une synergie d’huiles essentielles sur le(s) sinus concerné(s)
 
Action interne : prise de magnésium, traitement par la synergie d’huiles essentielles, élimination de certains groupes d’aliments (les fromages bleus sont soupçonnés de déclencher, chez les personnes prédisposées, des crises de ce type).
 
Prévention : traitement de fond par le soufre
 
 
ACTION LOCALE : PROTOCOLE
 
La sinusite fatigue énormément, notamment en réduisant la quantité d’oxygène utilisable (comme me l’avait expliqué un autre ORL auprès de qui je m’étonnais du quasi-épuisement que je ressens lors des crises), il faut donc libérer le nez de toute urgence.
L’ORL dont j’ai parlé plus haut avait lourdement insisté sur la nécessité de se laver le nez régulièrement, voire tous les jours en période hivernale, et notamment avant toute pulvérisation médicamenteuse (totalement inutile sur une muqueuse encombrée). Grâce à ce conseil tout simple, mes enfants n’ont jamais eu « la goutte au nez », et rarement de rhumes ayant dégénéré.
Pour mon usage personnel, après avoir dépensé des fortunes en sprays d’eau de mer plus ou moins enrichie en divers oligo-éléments ou en substances décon-gestionnantes pas forcément top, j’ai fabriqué un mélange simplissime mais très efficace. Il suffit de verser ½ à 1 ampoule de plasma marin (selon la sensibilité) dans un spray de récupération et d’y ajouter la même quantité d’eau de source. L’embout doit être nettoyé après chaque utilisation, et le spray vidé et désinfecté dès la fin de la crise. Cette solution ne se conserve pas au-delà de deux ou trois jours et ne doit pas être réutilisée d’une fois sur l’autre.
Pour le lavage, je n’ai jamais réussi à appliquer la technique consistant à faire entrer l’eau d’un côté pour la faire ressortir de l’autre… Je procède donc ainsi :
 
1. Mouchage soigneux.
2. Première instillation d’eau de mer dans les deux narines, la tête légèrement penchée en arrière pour bien irriguer l’arrière-nez.
3. Deuxième mouchage au bout d’une demi-minute. Attention, il faut y aller beaucoup plus doucement pour ne pas avoir mal aux tympans (le nez communique avec les trompes d’Eustache).
4. Nouvelle instillation d’eau de mer, à doser pour irriguer suffisamment le nez sans le transformer en robinet qui fuit.
 
Ce lavage complet est à répéter plusieurs fois dans la journée. Si l’on se mouche beaucoup et que l’entrée des narines s’irrite, appliquer régulièrement un peu de macérat de calendula ou de beurre de karité. J’ai utilisé très longtemps de l’Homéoplasmine®, que je trouvais mira-culeuse, et puis j’ai découvert le côté sombre de l’acide borique...
 
Il faut également faire plusieurs inhalations dans la journée, idéalement trois. Là encore, il suffit de verser de l’eau frémissante dans un inhalateur (ou à défaut un bol, on couvrira alors la tête avec une serviette), et d’y compter quelques gouttes d’Aromasol® (en pharmacie) ou d’huiles essentielles (eucalyptus radié, romarin 1,8 cinéole, sapin de Sibérie) ou simplement d’y jeter une poignée de feuilles d’eucalyptus, et de respirer les vapeurs pendant 3 à 5 minutes. Mon ORL, toujours lui, m’avait prescrit une formule de sa composition où entraient notamment du menthol, de l’essence de citron et de la teinture d’eucalyptus (si la formule précise vous intéresse, je peux l’envoyer par mail).
 
Si la sinusite est d’origine microbienne ou virale, on peut finir par une instillation de gouttes nasales au romarin : verser 10 ml d’huile végétale de noisette dans un flacon à compte-gouttes, et y diluer 3 gouttes de Romarin à cinéole.
 
Enfin, je prépare la synergie d’huiles essentielles recommandée dans 'Huiles essentielles chémotypées et leurs synergies' (Dr Zhiri - D. Baudoux) que j’applique trois fois par jour directement sur le sinus frontal gauche (c’est toujours celui qui me fait souffrir), sur la tempe et parfois sur le sinus maxillaire. Je mélange à parts égales les HE suivantes :
 
 

Niaouli (Melaleuca quinquinervia ct cinéole)

Ravensare aromatique (Cinnamomum camphora)

Tea tree (Melaleuca alternifolia)

Menthe poivrée (Mentha piperita)

 
 
dans un petit flacon roll-on (type brillant à lèvres), j’applique directement (mais avec précaution, pour ne pas faire couler d’huile dans l’œil !) la bille sur la zone concernée et je masse légèrement. La menthe procure une sensation de fraîcheur immédiate qui soulage et à moyen terme, on sent le sinus se débloquer. On peut répéter l’application jusqu’à six fois par jour.
 
ACTION INTERNE
 
Si le déficit magnésique est avéré, prendre la spécialité qui convient le mieux. Dans mon cas, le BIOMAG® est très efficace, plus facile à transporter que des ampoules (je ne prends pas de comprimés) et souvent mieux toléré au niveau digestif. Le magnésium marin peut également être un bon choix, mais plus en cures préventives régulières. Pendant la crise, inutile de se jeter sur les fruits secs, sinon pour se consoler…
Je n’ai pas noté de coïncidence entre la consommation de fromages bleus et les crises, mais une de mes amies s’est vue soulagée quasi-miraculeusement après avoir, sur le conseil de son médecin, totalement arrêté de manger ce type de fromages, il faut donc envisager cette possibilité si l’on aime beaucoup le bleu de Gex…
 
La synergie d’huiles essentielles à appliquer sur les sinus peut être prise par voie orale, à raison d’une goutte dans une cuiller de miel (ou sur un comprimé neutre) trois fois par jour. La menthe aide aussi à calmer les nausées parfois ressenties. Sinon, on peut prendre en homéopathie 3 granules d’HEPAR SULFURIS CALCAREUM en 7 CH, trois fois par jour jusqu’à amélioration, et des comprimés de SINUSPAX®.
Pour combattre un peu la fatigue ressentie et se rétablir plus vite, consommer au petit déjeuner un jus de fruit frais (idée et recettes princières chez venezia) et compléter par un comprimé de vitamine C impérativement naturelle (acérola), la seule réellement utilisable par l’organisme.
 
 
 
PRÉVENTION
 
Lorsqu’on est sujet à la sinusite (et surtout si les manifestations ORL s’accompagnent de fragilité des phanères, c’est-à-dire ongles et cheveux cassants, peau sensible se déshydratant facilement), cela cache souvent un déficit en soufre. L’idéal est alors de faire un traitement de fond deux fois par an, soit en prenant du soufre (en comprimés ou en ampoules) pendant plusieurs semaines, mais certaines personnes le supportent mal au niveau digestif (douleurs gastriques, notamment), soit en faisant des lavages pluri-quotidiens avec une spécialité soufrée. Là encore, j’ai utilisé pendant des années un médicament destiné au lavage de nez, avant de découvrir qu’il contenait du polysorbate 80 (qui, je crois, n’est pas indiqué dans la composition…). Pour plus d’informations sur cet additif, voir ici et . J’ai eu l’idée de fabriquer moi-même mon produit soufré en ajoutant une ampoule de soufre Oligosols® dans le mélange décrit plus haut. Je me suis d’abord assurée auprès de ma pharmacienne que cette spécialité pouvait être utilisée localement avant de tenter. Elle m’a rassurée sur ce point, et dit qu’elle trouvait même l’idée plutôt intéressante ! Je viens de soigner une nouvelle crise de cette façon, avec des résultats plutôt encourageants et sans désagrément local : pas de sensation de brûlure dans l’arrière-nez, pas de douleur gastrique.
 
 
Quelle que soit la forme de la sinusite, je n’en connais aucune qui ne soit au moins améliorée par des lavages méticuleux et quelques inhalations. Les huiles essentielles, utilisées assez tôt, permettent souvent d’éviter que l’infection ne s’installe et n’impose une antibiothérapie. Enfin, il est indispensable de savoir repérer les signes avant-coureurs et de mettre en place la « contre-attaque » aussi vite que possible, pour enrayer la sinusite avant qu’elle ne soit vraiment installée. Il faut de même traiter énergiquement les rhumes naissants, pour les empêcher de dégénérer.
 
Enfin, il faut se faire une raison et apprivoiser son terrain, à défaut de pouvoir se débarrasser définitivement de ces crises récurrentes, ou encore déménager (les crises s’espacent, voire disparaissent dans certaines régions)…
 

 
MISE EN GARDE
 
Les huiles essentielles, surtout en usage interne, doivent être réservées à l’adulte et aux enfants de plus de 6 ans (pour certaines d’entre elles, il convient même d’attendre que l’enfant ait au moins 10 ans).
L’auto-médication doit se faire avec la plus grande prudence, en raison du risque de réaction allergique et des contre-indications. Il convient donc de rechercher (et de croiser) des informations fiables avant toute prise orale ou application externe d’huile essentielle, et de pratiquer un test de sensibilité en appliquant une trace au pli du coude et derrière l’oreille.
Pour la prise interne, on recommande tra-ditionnellement de ne pas dépasser 1 goutte par 10 kg de poids et par jour (si l’on pèse 50 kg, par exemple, on prendra donc au maximum 5 gouttes par jour). Les posologies plus élevées sont à réserver à un thérapeute confirmé. 
Les indications données ici sont le fruit d’expériences personnelles, dont la répétabilité ne saurait être garantie pour d’autres individus, et ne constituent en aucun cas une ordonnance à suivre aveuglément. Le recours à des thérapies non-allopathiques ne doit jamais faire oublier que Nature n’est pas synonyme de sécurité absolue, et suppose d’effectuer des recherches personnelles, dans un esprit responsable.
Mal utilisées, les plantes et leurs dérivés peuvent être extrêmement dangereux ! Choisis et utilisés avec discernement, ils seront en revanche d’un grand secours, sans les effets secondaires tradi-tionnellement observés avec des thérapeutiques plus agressives. Prenez donc le temps de les apprivoiser…
 
 
  
 
par lunemalo publié dans : Le chaudron ajouter un commentaire commentaires (6)   
Mercredi 4 octobre 2006
PREAMBULE IMPORTANT :
Blue et Raffa ayant émis des réserves justifiées sur la dangerosité des huiles essentielles à phénols, je réalise qu’on a beau être prudent soi-même, on ne l’est jamais assez avec les autres. En écrivant cet article, j’avais d’abord écarté ces HE, les jugeant trop difficiles à manipuler. Et puis, j’ai trouvé dommage de ne pas les citer, car leur action antiseptique, antibactérienne et antivirale est telle qu’il me paraissait important de les inclure, au moins à titre d’exemple. Je suis moi-même extrêmement prudente et je fais tous les tests utiles, mais ce qui me paraît évident ne l’est pas forcément pour tout le monde, donc, quelques précisions indispensables :
  1. Cette formule n’est absolument pas destinée aux mains des petits enfants (et encore moins des bébés), mais à celles des adultes et adolescents qui risquent de les contaminer après avoir été en contact avec des personnes malades (donc pas vaguement enrhumées).
  2. Vous ne vous lavez pas les mains tous les jours à l’eau de Javel...donc, réservez ce gel à un usage exceptionnel (période d’épidémie, si vous pensez avoir été en contact avec une personne vraiment malade et craignez de propager le microbe/virus, etc.)
  3. Faites TOUJOURS un essai de sensibilité avec les HE, même celles qui ne posent apparemment pas problème, avant de les utiliser dans une formule.
  4. Et enfin, les articles que j’écris sont de simples récits de mes essais et expériences, et en aucun cas des ORDONNANCES, que je ne suis de toute façon pas habilitée à établir. Comme le disait Bouddha, ne faites pas confiance aveuglément, faites votre propre expérience

L’hiver dernier, au moment de l’épidémie classique gastro/joyeusetés associées, j’ai craint pour ma fille encore petite la transmission « fraternelle ». J’ai donc acheté pour les garçons une solution antiseptique sans rinçage, à utiliser au retour de l’école et en complément du lavage de mains « post-bathroom ». Évidemment, la formule ne me plaisait qu’à moitié, d’autant plus que mon fils cadet avait pris la fâcheuse habitude de remplacer le bon vieux lavage de mimines par une giclée de la magnifique solution bleue…
 
Encouragée par le Jelly’naigre, j’ai cherché à appliquer le même principe à un gel pour les mains. Après deux ou trois ajustements sur la texture, j’ai obtenu un gel à visée antiseptique (grâce à l’ajout d’huiles essentielles dotées d’une action bactéricide, virucide ou fongicide) à utiliser sans rinçage et sans essuyage. Je n’ai malheureusement de labo sous la main pour réaliser un aromatogramme (j’aimerais bien, pourtant…), mais la puissance des HE ­– même à faible dose ­– est telle que la formule me paraît nettement plus performante qu’un simple lavage de mains, même fait au savon de Marseille (j’ai souri lorsque j’ai vu l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) recommander la désinfection des « bobos » au savon de Marseille plutôt qu’à l’aide d’un alcool ou d’une solution antiseptique quelconque… car c’est ma mère qui m’a donné cette habitude, il y a des années, et elle n’est pas chimiste !).
 
Ingrédients et préparation
 

Agar-agar en poudre ou brut

Eau distillée (ou infusion de fleurs de bleuet ou de calendula)

Alcool à 96° non dénaturé

Huile de jojoba

Huiles essentielles choisies en fonction de l’effet recherché (voir la liste des caractéristiques ci-après)

 
Porter à petite ébullition l’eau et l’agar-agar, laisser bouilloter 2 minutes. Couper le feu, transvaser dans un récipient de verre à col large (pour faciliter le touillage ultérieur), laisser refroidir en mélangeant de temps à autre pour homogénéiser la préparation.
Verser dans un autre récipient de verre l’huile de jojoba et les huiles essentielles, mélanger soigneusement. J’ai choisi l’huile de jojoba pour sa texture vite absorbée par la peau et son affinité avec celle-ci, mais l’huile d’amande douce convient aussi. On peut également, pour renforcer l’effet réparateur si la peau est très sensible, utiliser du macérat de calendula.
 
Lorsque le gel est refroidi, verser l’alcool, mélanger soigneusement, puis ajouter le mélange HV + HE et mélanger de nouveau. Verser dans un flacon-pompe.
 
Utilisation
 
Verser une noisette de produit sur la paume et masser les deux mains sans oublier les ongles. On peut transporter dans son sac un petit flacon perso, à utiliser hors de la maison. La texture est agréable, la légère sensation de gras disparaît très rapidement, la peau est agréablement nourrie sans coller, l’odeur d’alcool cède très vite le pas à celle des HE. Le produit se conserve plutôt bien (le mien a environ 3 semaines), ce qui est logique vu sa composition, et sa texture reste stable.
 
Choix des ingrédients : explication
 
Agar-agar : pour la texture gel
Infusion : pour le petit plus antiseptique et anti-inflammatoire
Alcool : pour l’action désinfectante et l’évaporation (ce qui évite de se retrouver pendant 10 minutes avec les mains collantes)
HV : pour contrebalancer l’effet desséchant de l’alcool et servir de support aux HE
HE : action bactéricide, virucide, fongicide, et bonne odeur !
 
 
Choix des huiles essentielles en fonction de leur action
 
Un grand nombre d’huiles essentielles présentent, à degré variable, des propriétés connues et quantifiées dans l’élimination des microbes, virus, bactéries, champignons…
Globalement, il s’agit des HE à phénols (les plus puissantes mais aussi les plus dangereuses, exemples : cavacrol, thymol, eugénol) et à monoterpénols (= alcools monoterpéniques. On les choisira de préférence. Exemples : géraniol, citronnellol, thujanol, terpinéol, menthol, linalol) pour l’artillerie lourde, et des HE contenant des aldéhydes et des terpènes (antiseptiques et antibactériens, exemples : citronnellal, néral, cuminal, géranial).
 
 

Composant
Action bactéricide
Action fongicide
Action virucide
Phénols (carvacrol, thymol, eugénol) par voie externe = dermocausticité. Ne choisir qu’une HE, bien la diluer dans l’huile végétale et ne pas dépasser 20 % de concentration* (5 % pour le thym à thymol). Si l’on choisit l'une d'elles, l’utiliser de préférence en très petite quantité et l’associer à une HE à monoterpénol.
++++ origan compact, clou de girofle, cannelle de Chine (écorce)
+++ clou de girofle
+++ origan compact, clou de girofle, thym à thymol, cannelle de
Chine (écorce)
+++ origan compact, clou de girofle, thym à thymol, cannelle de Chine (écorce)
Monoterpénols
+++ ajowan, bois de rose, citron zeste (photosensibilisant), laurier noble, niaouli (action sélective), palmarosa, tea tree, géranium rosat CV Égypte, eucalyptus radié
++++ lavande aspic, palmarosa
+++ ajowan, bois de rose, laurier noble, romarin 1,8 cinéole, géranium rosat CV Égypte