Mercredi 21 mars 2007
Si vous voulez faire frémir vos (grands-)parents, chuchotez-leur « topinambour » à l'oreille. Au hit-parade de ses affreux souvenirs d'enfant ayant vécu la guerre, ma mère place celui des topinambours en très bonne position. L'explication est très simple, le topinambour ne fait pas d'histoire, non madame. Il s'accommodera de tous les sols, même très pauvres, pour croître et s'épanouir, il ne redoute ni les maladies ni les prédateurs, et le gel ne l'atteint pas tant qu'il est en terre. Avec ça, rien d'étonnant à ce qu'il ait fait les beaux jours, avec les rutabagas, de la sombre époque du rationnement.
 
Le topinambour mérite pourtant un peu de considération, car outre sa rusticité de bon aloi, il peut être consommé sans risque par les diabétiques. Les glucides qu'il contient (principalement de l'inuline), en effet, ne sont pas assimilables par l'organisme, contrairement à l'amidon de la pomme de terre (attention tout de même en cas de fragilité du côlon, car l'inuline peut entraîner une légère irritation). Également riche en vitamines et sels minéraux, ce végétal injustement boudé est donc un champion diététique, et il est... délicieux.
 
Une de nos amies, heureuse propriétaire d'un jardin en terrasses aux dimensions absolument indécentes (et qui ouvre, pour fêter le printemps, un merveilleux gîte dans son incroyable maison), nous en a amené tout frais cueillis. Belle occasion de goûter enfin ce légume à l'allure tourmentée (vendu désormais chez les maraîchers un peu chic, qui profitent de la bobo-bêtise de leurs clients pour vendre le tubercule au prix de l'or...). L'occasion faisant le larron, j'ai découvert au passage que le topinambour (Helianthus tuberosus L.) appartient à la famille des Astéracées, celle des tournesols (Helianthus annuus L.), des chardons, des pissenlits... Histoire de redorer un peu son sinistre blason.
 
Nous les avons dégustés très simplement, après les avoir épluchés et blanchis rapidement, puis fait mijoter dans un fond de bouillon parfumé agrémenté de beurre et de pluches de cerfeuil. Un peu de sel aux herbes et de poivre suffisent pour apprécier le léger goût d'artichaut et la texture mi-ferme, mi-fondante de ce légume. J'essaierai d'en faire à ma mère... pour la réconcilier avec son histoire.
 
 
 
 
 

Rappel des valeurs nutritionnelles

 

Énergie

31 calories/100 g

(contre 85 pour le même poids de

pommes de terre)

Fibres Teneur élevée : 7 à 8 %
Minéraux

Teneur élevée (notamment

en potassium et magnésium) 5,5g/100 g

Vitamines groupe B

Entre 5 et 20 % de l'apport journalier recommandé/portion de 150 g

Eau de végétation (79 % du total)

Bien équilibrée en minéraux (pour 100 g) :

478 mg de potassium

3 à 5 mg de sodium

78 mg de phosphore

20 mg de magnésium

Ces valeurs sont nettement supérieures à la plupart des autres légumes. Il faut également noter que le rapport sodium/potassium est très bas, ce qui fait du topinambour un légume ayant des propriétés diurétiques intéressantes.

 
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Jeudi 5 octobre 2006
À la suite du tollé déclenché par la Loi d’orientation agricole 2006 (toute la genèse et les développements sur le blog de Raffa), j’ai comme plein d’autres envoyé la pétition, en priant pour que cette folie se calme et qu’une bonne fée vienne adoucir sinon faire disparaître cet incroyable mauvais sort. Je reprends ici en substance un mail envoyé par CyberActeurs sur les suites de « l’affaire de l’ortie ».
 
Un collectif s’est créé, nommé « Orties et Compagnie », fédérant des acteurs du monde bio au sens large autour de « la défense et la promotion des produits naturels » (liste en vrac et non exhaustive : ACAP Accueil Paysan, Adéquations, Alliance Picardie, Amis de l’Ortie, Bio, Consom’acteurs, Biocoop, Botanic, Confédération paysanne, Ecoproduits, Ecoute Nature, FNAB, Jardiniers de l’Oise, Section de Chantilly, La ferme du Goupil, L’Eau à la Bouche, Les Amis de la Terre, Les jardins naturels, MDRGF, Nature et Progrès, etc.).
Le collectif entend se faire le porte-parole des nombreuses personnes qui souhaitent que les pouvoirs publics retirent cette loi ou à tout le moins l’amendent sévèrement, et réfléchissent à la mise en place d’un cadre législatif vraiment adapté aux produits naturels utilisés en agriculture profes-sionnelle ou amateur (engrais et pesticides, notamment). Les demandes du collectif au gouvernement sont les suivantes :
 
Surseoir à l’application, pour les substances naturelles, des dispositions des articles L. 253-1.- I. et L.253-7 de la loi d’orientation agricole 2006-11 et des autres textes de loi ayant la même thématique.
 
Créer un groupe de travail officiel sur ce point, et rassembler en parallèle les acteurs concernés (producteurs, vendeurs, utilisateurs, consom-mateurs, écologistes, scientifiques, représentants de l’administration) au sein d’un groupe de réflexion sur les produits naturels afin de mettre en place des normes adaptées aux caractéristiques spécifiques de ces derniers et de définir un cadre pour la transmission des savoirs et la mise sur le marché.
Il est également prévu d'interpeller les candidats à la présidentielle sur leur position à cet égard.
 
Le collectif apporte d’autre part tout son soutien à Eric Petiot.
 
C’est tout pour le moment, c’est déjà un grand pas, à suivre…
 
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Jeudi 7 septembre 2006

Selon le Petit Robert, les simples (mot masculin, aussi étrange que cela paraisse) est le nom autrefois donné aux plantes médicinales. L'anglais, plus descriptif, les appelle d'ailleurs ainsi. Au Moyen-Âge, elles étaient cultivées dans les jardins monastiques, et transformées en remèdes apparemment efficaces puisqu'elles ont traversé les siècles pour venir, encore aujourd'hui, offrir leurs vertus et leurs forces à qui sait les reconnaître. Leur réputation a gagné le grand public, dans un amalgame pas toujours heureux avec le "jardin de curé". Lors de sa dernière Fête médiévale, Provins avait ainsi installé une ébauche de jardin de simples au pied de la Tour César, et proposait aux visiteurs des explications sur les différentes plantes.

Bref, le sujet est à la mode et boire des tisanes d'un air inspiré est devenu furieusement tendance chez certaines populations parisiennes...

 

Pendant les quelques jours que nous avons passés en Normandie (et dont j'aurai l'occasion de reparler, car le B&B où nous avons fait cette courte escale était un endroit délicieux et mérite un petit article), nous sommes allés "tourister" à Caen. Mal nous en avait - apparemment - pris, car la ville m'a parue triste, grise et peu accueillante. Le temps n'étant pas vraiment au beau fixe, nous avons rabattu nos prétentions initiales, qui étaient de visiter le jardin botanique (mais je ne désespère pas), pour nous contenter du château de Guillaume le Conquérant. Et voilà qu'au détour d'une allée s'ouvre devant nous un petit jardin de simples, juste à côté du musée de Normandie, organisé comme il se doit en carrés plus ou moins ordonnés, certains où la plante croît sagement dans les limites qu'on lui a fixées, d'autres où son extravagance se rit des barrières et la pousse à envahir sans vergogne ses voisines, l'allée, le passant... Ainsi le fenouil, merveille odorante plus haute que moi (assez facile, ceci étant...) ou la ronce

Fenouil commun

 

Quelques photos des panneaux, à déchiffrer pour le plaisir des noms :

 

 

 

 

 

 

 

 

      

 

Et le ricin, magnifique plante (toute ressemblance avec un castor serait purement et simplement hallucinatoire...) dont on tire une huile précieuse pour la peau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur ces panneaux, quelques petites lignes indiquaient que des fiches détaillées sur chacune des plantes étaient disponibles au musée de Normandie tout proche. Après avoir fait le tour de tous les parterres, me voilà donc partie d'un pas décidé pour me procurer ces intéressantes infos, étonnée et agréablement surprise que cette visite un peu décevante ait une conclusion si agréable. Une personne fort aimable m'explique qu'en fait de fiches, elle n'a à me proposer qu'un fascicule réalisé par le jardin botanique de Caen, et vendu pour un prix bizarrement raisonnable : 4,50 €. J'en ai donc acheté deux (sur les trois qui lui restaient), pensant que le deuxième exemplaire ferait quelque jour le bonheur d'un(e) amoureux(se) des plantes.

 

La présentation de ce petit bouquin est spartiate, mais son contenu est efficace : noms latin et vernaculaires des plantes, illustration, descriptif, propriétés, mode d'utilisation, précautions (je pense notamment au dangereux aconit, malheureusement présent uniquement sur le panneau, et dont j'aurais aimé ramener une photo pour Venezia

à défaut de belladonne ou de jusquiame).

Au début de l'ouvrage, on trouve un lexique recensant les termes récurrents lorsqu'on s'intéresse d'un peu près aux plantes et aux huiles essentielles (et qui me conforte dans le projet que j'ai de faire bientôt un petit aide-mémoire sur ce sujet) et à la fin, un tableau récapitulatif des différentes propriétés des plantes.

De retour à la "maison", à l'occasion d'une balade de fin d'après-midi, nous avons cueilli certaines des plantes rencon-trées dans ce jardin et dans le livre : le grand plantain, la camomille matricaire, le frêne, l'ortie blanche (âprement disputée à un bourdon zonzonnant), la benoîte et le millepertuis. Faute d'un herbier correct, elles ont commencé à sécher... dans mon Palaiseul, et finalement  c'était une place très logique, je crois ! Le plantain, qui avait gardé ses racines, a fait le voyage de retour dans un petit "vivier", et reprend doucement des forces au jardin,  loin de sa Normandie d'origine, en attendant d'apaiser de sa feuille froissée quelque piqûre d'insecte... 

 

Ortie blanche

Pour des raisons évidentes de droits d'auteur et... de place, je ne peux pas reproduire ici l'intégralité de ce livre. En voici néanmoins deux extraits, volontairement écourtés, le premier sur le souci officinal (Calendula officinalis), présent dans l'armoire de toute apprentie-sorcière qui se respecte, et choisi pour des vertus intéressantes bien que moins connues que celles du fameux macérat  :

Etymologie :

Calendula, nom botanique formé au Moyen-Âge, vient du latin Calendae, premier jour du mois, avec un sens plus général de calendrier, d'indicateur des mouvements des astres, faisant allusion aux mouvements d'ouverture ou de fermeture des inflorescences qui sont en rapport avec l'apparition et le coucher du soleil.

Parties utilisées :

Les fleurs détachées, sans le calice vert, ou les capitules floraux entiers. Cueillette de juillet à octobre.

Emploi :

Brûlure, contusion, cor, engelure, foie, furoncle, peau, piqûre d'insecte, plaies, règles, ulcère, verrue.

L'autre sur la campanule gantelée (Campanula trachelium), ou Gant de Notre-Dame, dont le nom m'enchante :

Description :

Vivace. 0,35 à 1 mètre. Tige dressée non creuse à l'intérieur, dure, pourvue de poils raides. Les feuilles pétiolées sont assez rudes au toucher, étant revêtues de poils courts sur les deux faces, doublement et irrégulièrement dentées sur les bords. Les fleurs d'un bleu violacé (très rarement blanchesà sont dressées et disposées en grappe feuillée, tournées presque toutes d'un même côté. Les racines sont épaisses et un peu ligneuses.

Etymologie :

Campanula, nom latin signifiant petite cloche, fait allusion à la corolle en forme de cloche. Le mot latin trachelium vient précisément de son emploi contre les angines et du grec trachêlos, cou.

Propriétés médicinales :

Astringente, détersive, vulnéraire.

Emploi :

On consomme en salade d'hiver les racines et les jeunes pousses. C'est un bon fourrage : les porcs sont très friands des racines. Cultivée comme plante ornementale, il en existe diverses variétés horticoles à fleurs doubles, bleues et blanches.

 

Pour poursuivre l'exploration de l'univers fascinant des simples, plantes immémoriales et si quotidiennes qu'on en oublierait (et ce serait un tort) de leur accorder l'attention et le respect qu'elles méritent, l'article de Bluetansy sur Hildegarde de Bingen est à recommander sans modération ! 

Bibliographie:

Les textes sur le souci officinal et la campanule gantelée sont reproduits de l'ouvrage "Jardin des Simples. Les vertus des herbes" réalisé en 1980 par la Section Botanique du Service Espaces Verts de la Ville de Caen - Jardin botanique de la Ville et de l'Université de Caen.

Illustrations tirées d'un site qui me paraît exhaustif et fiable : http://plantes.sauvages.free.fr/

 

Autres liens à explorer pour...

Commencer un jardin de simples et d'aromatiques :

Plantes officinales

Plantes officinales et potagères anciennes

Découvrir le projet éducatif européen "Socrates Comenius" du collège J. Ferry à Montluçon :

Herbier médicinal antique

Explorer le site très intéressant de l'encyclopédie de l'Agora :

Balade botanique au Canada

par lunemalo publié dans : BEP : Bio Ecolo Phyto ajouter un commentaire commentaires (5)   
Mercredi 6 septembre 2006
 
 
Petit historique :
 
 
Une AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) est une association formée par un agriculteur (bio ou non) et des particuliers qui s'engagent à lui acheter sa récolte sur une période donnée (en signant un engagement et en réglant d'avance le montant prévu), sous forme de paniers hebdomadaires. La composition de ces paniers (entre 4 et 6 kilos, en moyenne) est fixée par l'agriculteur et varie évidemment selon la saison, la région et les possibilités de culture : pas de standardisation, ni de consommation à contre-saison...
 
Je résume ici les infos données sur le document que l'on m'a remis lors de mon adhésion :
Le concept vient apparemment du Japon, où apparaissent dans les années 60-70 des Teikei (ce qui signifie "mettre le visage du fermier sur la nourriture"), puis se retrouve en Suisse et en Allemagne. Il migre ensuite vers les Etats-Unis en 1985 et y prend le nom de CSA (Community Supported Agriculture). Il se répand rapidement sur l'ensemble du continent nord-américain avant de revenir en Europe, en commençant par l'Angleterre.
Pour la France, 2001 verra le début de "l'Odyssée de l'AMAP", avec la première création dans le Var.
 
Quelques chiffres (début 2004) :
 
Japon :        entre 500 et 1000 Teikei
Etats-Unis :  1700 CSA
Angleterre :  90 CSA
Québec :      60 CSA
France :       50 AMAP
 
De par le monde, on recense également un certain nombre d'initiatives similaires.

 

 

Fleur de courgette tirée de ce site 

 

Un "fermier de famille"

Notre AMAP, la Courgette rieuse (le site est en cours de construction, mais l'association peut être jointe par mail : info@courgette-rieuse.fr), produit des légumes bio (un exploit en Brie, fief de la culture nitrato-pesticideuse), propose des paniers (à 13 €) ou des demi-paniers (voire des paniers occasionnels, même si ce n'est pas le principe initial) et fonctionne par engagement semestriel. 

L'idée est de mettre en place un roulement, chaque participant prenant tour à tour le panier des autres. Ceci étant, jusqu'à présent, j'avoue que j'aime y aller chaque semaine, même s'il faut faire 20 kilomètres pour arriver au hameau de Toussacq : la route est belle, ponctuée de champs et de bosquets, on traverse des bourgs tranquilles, on suit quelques instants le cours paresseux de la Seine... À l'arrivée, l'ambiance est tranquille, chacun relève ses manches pour remplir son panier en suivant les indications de la grande ardoise, caresse le chien de la maison qui va de l'un à l'autre en agitant placidement la queue, échange quelques mots (beaucoup se connaissent déjà) avec les autres ou avec Jean-Louis, l'agriculteur, qui parle des récoltes à venir pour l'automne et l'hiver, fait visiter la serre où poussent les différentes variétés de tomates (et en croque une à l'occasion) et décrit de sa voix calme sa chasse aux insectes ou les problèmes d'irrigation.

Cet été, nous avons trouvé dans nos paniers : des courgettes de diverses variétés, des pommes de terre, des aubergines, des poivrons, des salades, des tomates (dont des Rose de Berne magnifiques), des concombres, des piments (Espelette et Cayenne, pour un petit air de côte basque en Ile de France), des mottes de basilic et de ciboulette immédiatement replantées au jardin, des carottes...et quelques limaces et insectes bien vifs !

 

Pourquoi adhérer à une AMAP ?

De mon point de vue, deux raisons se disputent la première place :

 > Contribuer au niveau individuel à la survie des petites exploitations, dont l'objectif premier n'est pas de réaliser un profit maximal au détriment de l'environnement, de la qualité des produits, du respect - tout simplement - de la nature et de l'homme. Quelque part, on est dans la même démarche quand on achète ses livres chez son libraire de quartier, ou son pain chez un vrai boulanger.  

> Consommer des produits sains, bio si possible, fraîchement cueillis et de saison (je râle toujours quand je vois sur les marchés d'hiver des fraises ou tout autre fruit totalement « déphasé »).  

Et puis d'autres motivations peut-être moins immédiatement évidentes, mais qui ont néanmoins leur importance :   

> Essayer chaque fois qu'on en a l'occasion de limiter son impact secondaire sur l'environnement (et le transport des denrées alimentaires est lourd sur ce plan)

> Cesser de se placer en « client » tout-puissant pour revenir à une notion d'échange et donc de respect mutuel

> Consommer intelligemment : la démarche de s'engager à acheter chaque semaine son panier (ou demi-panier) a des corollaires imprévus : une vigilance accrue sur l'utilisation rapide des légumes, une créativité culinaire stimulée (un livret de recettes est d'ailleurs en projet), en résumé une attitude plus responsable   

> Joindre l'exemple à la parole, ou comment réaffirmer au jour le jour auprès des enfants l'importance d'une implication réelle dans le choix de ses aliments et la protection de l'environnement

 

Les AMAP en pratique  

À ma connaissance, outre le bouche à oreille (très efficace dans mon cas), il existe deux principaux moyens de trouver AMAP à son panier :  

> Les sites régionaux : en Ile de France, www.reseauamapidf.org  

> L'Annuaire professionnel de l'Agence Bio, un site qui recense les professionnels de la bio (j'ai vérifié par acquit de conscience, le producteur de mon AMAP y figure) et par recoupement, ceux qui appartiennent à une AMAP.

 

 

 

 

 

 

Et pour conclure, le panier (sans le panier) de la semaine dernière (photo malheureusement moins appétissante que le contenu réel : 2,5 kg de tomates variées, 3 salades, 1 chou rouge, 1 botte de bettes, 1 de carottes, 1 de navets, 1 belle courgette, 1 aubergine, 1 piment de Cayenne qui n'ira pas rejoindre ses semblables qui sèchent sur l'armoire et 1 concombre) 

 

 

 

                                                    La La déco comestible

                                              

                                                     

 

                                                      Le basilic vert...

 

 

 

 

 

 

...et violet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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